‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 110 sur 171 · V. coccygiennes · texte numérisé non relu

V. coccygiennes

Hyoïde.

Membres

antérieurs,

postérieurs.

F. Jaguarundi.

Crâne.

La même ressemblance se poursuit encore mieux dans le reste du squelette , avec les différences suivantes : l’apophyse transverse de l’atlas est moins développée ; l’inférieure de la sixième est assez birfurquée, moins cependant que dans la Panthère; l’épineuse de la dixième est assez élevée et pointue, au lieu d’être presque nulle; les transverses des lombaires sont plus étroites et plus longues, surtout aux premières; les vertèbres de la queue sont aussi proportionnellement plus longues , quoiqu’en même nombre, 23.

L’os hyoïde est , suivant Daubenton ( Buffon , IX , pag. 262) , formé de neuf pièces, comme celui de sa Panthère (1); mais il en diffère en ce que les secondes sont plus longues proportionnellement de la longueur des troisièmes, et que les premières sont aplaties sur les côtés. Le fait est que les trois pièces des grandes cor nes croissent assez rapidement de la première à la troisième , et sont assez grêles. L’omoplate est un peu plus étroite; l’humérus un peupluscourt, et, du reste, de proportions assez semblables ; mais il n’en est pas tout à fait de même aux membres postérieurs qui sont notablement plus longs, du moins pour le pied, d’un cinquième en sus, et notablement aussi pour l’os innominé et le tibia. Le fémur est au contraire un peu plus court et plus robuste.

La tête du Jaguarundi est d’abord d’une taille bien moindre que celle du Cougouar, puisqu’elle ne surpasse qu’un peu celle du Chati, avec laquelle on peut la comparer, en outre, par la forme arrondie de son chanfrein , et surtout de son front ; mais elle en diffère par sa forme un peu plus allongée , par l’acuïté des apophyses orbitaires fort rapprochées, et surtout parce que le nez est encore plus pincé, ses os étant extrêmement étroits, surtout plus courts; par une moindre grandeur du canal sous-orbitaire , et parce que le bord palatin est assez profondément échancré dans son milieu , l'échancrure étant arrondie au lieu detre en ogive , et , enfin , que l’apophyse angulaire de la mandibule est plus étroite et plus longue.

(1) La Panthère de Daubenton est un Jaguar.

Les Chats proprement dits , reconnaissables à la couleur grise et uniforme du dos des oreilles, à la verticalité de la pupille, à l’existence de deux traits aux joues, et de deux barres internes aux membres antérieurs,, m’ont offert des différences plus grandes entre les espèces qui les constituent, du moins dans la proportion des os des membres, que les Océloïdes.

Pour la tête, en prenant pour terme de comparaison notre Chat d’Europe (i), dont j’ai pu étudier plusieurs crânes d’individus sauvages et domestiques qui m’ont offert constamment les mêmes caractères, j’ai pu remarquer la forme, bombée dans les deux sens et arquée, de toute la tète (2) et du front en particulier ; les os du nez assez arrondis en spatule à leur origine, et formant cependant un nez assez pincé; des orbites presque orbiculaires , avec les apophyses de leur cadre assez rapprochées; le bord palatin large, avec apophyse médiane peu prononcée, J’ai aussi trouvé que, parmi les osselets de l’ouïe, le marteau est comme tordu et rétréci dans son col , au lieu d’être large et presque membraneux comme chez les autres Felis que j’ai pu examiner.

Le Chat du Bengale (F. Bengalensis ) , dont j’ai observé un crâne d’individu adulte, probablement femelle, offre tout à fait les mêmes caractères qu’un crâne de F. Cciligata, ou à oreilles rousses. Il est seulement un peu plus petit et un peu plus allongé, surtout au canal palatin.

Le crâne de l’espèce figurée par M. F. Cuvier, sous le nom de F. Torquata , offre aussi les mêmes particularités caractéristiques ; seulement il est un peu plus court, plus ramassé, ce qui semble indiquer un individn mâle.

Le Chat sauvage du Cap (F. Cafra ), dont j’ai vu trois crânes et un

( ! ) Daubenton a donné une fort bonne description du squelette du Chat (Buffon , VI, p. 38, 1756), comparé avec celui du Chien, et sept pages des mesures linéaires.

(2) Daubenton ( Buffon , VI , p 38) , dit que les os du nez , les frontaux , les pariétaux et les occipitaux forment une courbe presque aussi régulière qu’un demi-cercle dont le centre serait sur le plan horizontal à égale distance des deux extrémités de la tête.

G. Feus. 6

Des Chats

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