DIFFÉRENCES PAR L'AGE
ier degré, de lait.
F. Léo.
Incisives.
Canines
Molaires, 3.
Molaire.
Principale.
Arrière-
Molaire.
Inférie
Incisives.
rences appréciables dans la couronne des dents des Felis , ces différences porteront sur les racines, et celles-ci sur les alvéoles. En général, elles ne sont que de grandeur.
L âge apporte cependant des changements assez considérables au système dentaire du Lion et des autres Felis, et ce genre est aussi bien caractérisé par son système dentaire de second âge , que par celui d’adulte que nous avons décrit jusqu’ici.
Dans un Lion de trois mois, Je système dentaire de lait est complètement sorti , sans mélange d’aucune dent de remplacement.
A la mâchoire supérieure :
Les incisives, disposées en cercle, et de proportion assez semblable à ce quelles sont dans l’adulte, sont complètement unilobéesà la tranche.
Les canines, plus comprimées, plus courtes, plus en crochet, n’ont aucune trace de cannelures.
Il y a trois molaires seulement, comme dans tous les Mammifères carnassiers: une avant-molaire, une principale et une arrière-molaire; la première fort petite, à couronne épaisse et mousse; la seconde, soutenue par deux racines divergentes dont la postérieure , la plus grosse, est fort large, tranchante, pou vue à son bord d’une pointe médiane entre deux lobes subégaux , l’antérieur plus épais et bilobé , le postérieur tranchant, sinueux, mais moins tranchant que dans la dent correspondante de l’adulte , et à sa face interne d’un talon en contre-fort médian porté sur une racine particulière; enfin , la troisième, plus grosse que sa correspondante dans l’adulte, est transverse, arrondie, aplatie à la couronne, et portée par deux racines obliques dont l’externe est la plus grosse.
A la mâchoire inférieure :
Les incisives, disposées subtransversalement , ne sont pas plus lobées que celles d’en haut.
La canine, plus large, plus plate qu’en haut, surtout à la racine, est lisse à la couronne, avec un petit crochet d’arrêt au côté interne du collet.
Mais en quoi le Lion , et tout le genre dont il est le type , diffère de
Molaires, 2.
ODOJNTOGRAPHIE.
tous les autres Carnassiers connus jusqu’ici , c’est qu’il n’a que deux dents molaires de lait : une principale et une arrière-molaire, sans avantmolaire, comme dans l’adulte. La première a deux racines assez inéga- Principale, les, la postérieure, la plus grande, portant une couronne presque de même forme que dans l’adulte , c’est-à-dire avec une pointe médiane entre un lobe pointu en avant et un bilobé en arrière. Quant à la se- Arrièreconde, ou carnassière, elle est aussi assez bien formée, comme son ana- Mola,re logue dans l’adulte, de deux lobes tranchants, dont le postérieur est le plus grand , portés sur deux racines dont l’antérieure beaucoup plus forte; mais le talon postérieur est bien plus prononcé, et même formé d’une pointe courte au-dessus d’un arrêt peu marqué.
Un second degré de développement du système dentaire du Lion est 2e Degré. celui dans lequel les incisives d’adulte ont remplacé complètement celles incisives, de lait ; où les canines d adulte ont poussé, en partie du moins, en avant canines
de celles-là, en haut, et en dedans, en bas, de manière que pendant un Molaires
temps ces animaux les ont doubles à la fois en action; où l’avant-molaire d’en haut est remplacée, ainsi que la postérieure ; où la carnassière Avant'
i -, ’ Molaires.
en haut comme en bas * est presque entièrement sortie , et où cependant existent encore bien caractérisées, supérieurement la carnassière, et en bas les deux molaires de lait, qui seront bientôt chassées, l’une par 1 avant-molaire, et l’autre par la principale d’adulte.
Je n’oserais assurer que l’on pût distinguer les espèces de Felis par caractères ule système dentaire de lait , où même aussi bien que par celui rés <les dents
,, , . . M r de lait.
d adulte, parce que je suis assez loin de le connaître dans toutes les
espèces. Il m’a cependant semblé qu’en général la forme de la tuberculeuse postérieure est spécifiquement assez différente; mais les différences sont souvent assez difficiles à rendre par des paroles.
Je dois toutefois faire observer que dans le F. Maniculata , la pre- F.Manicumière molaire inférieure de lait est pourvue , sans doute à cause de son lataépaisseur, d’une troisième racine interne médiane qui n’existe pas dans la dent correspondante du Chat d’Europe, sauvage et domestique, ce qui confirme la distinction de ces deux espèces, et par conséquent dé- r°Pe
fEUS. „
montre que notre Chat domestique n’a pas pour souche sauvage le Chat d’Égypte , comme l’a pensé M. Temminck.
Autres combi- je n’ai pas besoin d’ajouter que l’on pourra encore rencontrer plusieurs combinaisons de système dentaire de jeune âge et d’adulte , par exemple celui dans lequel les carnassières des deux âges existeront à la fois en haut et en bas, ou seulement à l’une et l’autre mâchoire, parce qu’il sera fort aisé de s’en assurer, chacune de ces dents ayant son caractère propre qu’il est impossible de méconnaître.
Des change- L’emploi des dents , et par conséquent l’âge , ont une certaine influence ments par ]e système dentaire des Felis; en effet, elles s’usent et tombent,
sure. J
comme dans tous les mammifères; mais l’usure, causée par leur agencement réciproque, n’a cependant pas lieu sur le tranchant de la couronne, si ce n’est pour la tuberculeuse; mais à la face par laquelle elles se touchent en agissant, ce qui est bien plus marqué pour les carnassières et les canines que pour toute autre; et alors les premières se modifient à leur bord tranchant proportionnellement à leur degré d’usure, chute des Quant à la chute, suite de l’âge, je ne pense pas l’avoir remarquée
Dents. . » • , •
pour d’autres dents que pour l’avant et 1 arrière-molaire supérieures, qui sont pour ainsi dire inutiles chez ces animaux. Aussi peut-on concevoir que l’absence de la première molaire d’en haut , dans les Lynx , soit un effet de lage, comme le pensait JM. G. Cuvier.