‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 134 sur 171 · C. de berger · texte numérisé non relu

C. de berger

corsé et aussi pesant que le Chien de basse-cour ; néanmoins il doit être robuste, assez rapide et vigoureux , puisqu’il doit poursuivre et attaquer les Loups : aussi doit-il être plus long que court , du reste avec les membres comme le Chien de garde.

Varron parut avoir suivi à peu près les errements de Columelle , distinguant aussi deux genres principaux de Chiens, l’un pour la chasse, l’autre pour la garde ( venciticus et pastoralis ), mais ne décrivant que celui-ci , le demandant de grande taille avec les yeux noirâtres , les narines convergentes, les lèvres non pendantes, et cependant assez longues pour cacher les canines , le tête grande , ainsi que la bouche , la nuque et le cou épais , le rachis droit , la queue grosse , les jambes droites et élevées , les articulations longues , les doigts serrés , le talon flexible, les ongles courts et durs, et ce qui est plus digne de remarque , les oreilles grandes et flasques ( auriculis magnis ac flaccis ) , caractère qui aujourd’hui désigne presque exclusivement le Chien de chasse et nullement celui de berger.

Daprès Mais en lisant le poème de Gratius Falicus , poète qui vivait du temps FaTicus d’Ovide, et par conséquent sous Auguste, sur les Chiens et la chasse, on peut s’assurer par ce Vers :

Mille canum patriœ , ductique ab origine mores,

Cuique sua...

combien on distinguait déjà de races de Chiens de chasse. On trouve en c. Mède. effet qu’à toutes les races déjà signalées, il ajoute : le Mède indocile, propre aux grands combats; les sagaces mais pacifiques Gelons; le Perse à la fois guerrier et sagace ; ceux d’Athamanie , d’Acyre , de Phérée , c. Étoiien. d’Acarnanie , également rusés et voleurs; l’Étolien, qui poursuit la c. l’étronien. bête à la voix ; les Sicambres et les Pétroniens , qui ont la même habitude , mais que distingue leur vitesse et surtout leur sagacité; l’Umbre c. Lacédémo- dont l’odorat est si fin, maispeu courageux; le Lacédémonien, qui semble i d’après la description qu’il en donne , être notre Levrier , facile à la course, lui assignant le cou et le corps longs, la poitrine ample et

PALÉONTOLOGIE

robuste près des côtes , se portant obliquement et peu à peu vers un ventre rétréci , la queue grêle et très-longue, les membres grêles, élevés , roides, les antérieurs plus petits, et surtout la tête légère, le museau prolongé, les dents saillantes et aiguës, les oreilles petites, molles, minces et comme membraneuses avec de beaux yeux.

Enfin Gratius indique encore, et comme pouvant être joint aux Pétroniens et aux Sicambres pour poursuivre les Gazelles et les Lièvres , le Vertrahus peint de taches fauves (falsœ) (1), et qui plus vite que la flèche C. Vertrahus. et la pensée , presse , poursuit les bêtes qu’a découvertes le Pétronien, luimême en étant incapable. Quoique ce nom, changé en celui de Yertagus , ait été donné au Chien-Basset , il semblerait qu’il s’agit encore d’un Levrier; car le Basset ne peut certainement pas être considéré comme un Chien courant plus vite que la flèche.

Malgré le nombre considérable de races de Chiens de chasse, désignées Dai)rès

1, , • 1 1 . Oppien.

d une manière plus ou moins nette par les auteurs latins , nous ne voyons pas qu’Oppien en ait profité , ce qui tient sans doute à ce que les publications ne se faisaient que lentement alors et que les communications étaient difficiles, surtout de l’occident à l’orient , entre les langues latine et grecque. En effet, s’il se trouve dans cet auteur quelque chose de nouveau sur le sujet qui nous occupe, ce n’est pas ce qui est dans Gratius.

Suivant le plan que Xénophon lui avait tracé , Oppien fait un portrait d’un bon Chien de chasse en général ; mais il ne définit aucune variété. Toutefois , dans l’énumération des races qu’il recommande de mêler ensemble pour avoir de bons Chiens, il en indique plusieurs nouvelles, ou qui du moins ne sont citées dans aucun des auteurs précédents. Ainsi , outre les variétés grecques qu’il veut que l’on croise , savoir : le C. d’Arcadie avec celui d’Élée, le C. de Crète avec celui de Péonide , le C. de Carie avec celui de Thrace ; il parle d’une race toscane à croiser avec celle de Laconie , et surtout d’un Chien polonais qui

(1) Ne serait-ce pas fulvœ?

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