C. brevirostris , établi surdeux fragments
Le premier, de Mâchoire supérieure.
Nous avons pu examiner les fragments sur lesquels repose l’établissement de cette espèce proposée par M. l’abbé Croizet dans le Bulletin des séances de la Société géologique de France , IV, p. 25, ainsi qu’il a été dit plus haut , comme faisant partie aujourd’hui des collections du Muséum. Ils sont au nombre de deux que nous allons décrire successivement.
Le premier, provenant de la montagne de Gergovie, consiste en un petit morceau de mâchoire supérieure du côté droit portant les trois dernières molaires assez complètes, sauf la tuberculeuse postérieure , dont la couronne a été cassée obliquement et enlevée.
La forme de ces trois dents 11e peut laisser aucun doute sur le genre auquel ce fragment doit être rapporté; il provient certainement d’une espèce de Canis. Mais de quelle espèce doit-il être rapproché?
La longueur totale des trois dents est d’environ o"’,o26, dimension qui est à peu près celle d’un Chacal. Mais en observant que la disposition omnivore est bien plus prononcée que dans cette espèce , la carnassière ou principale étant bien plus petite proportionnellement avec les tuberculeuses , que son talon interne est très-large , ainsi que celui de la première arrière-molaire , on voit que la disposition omnivore dans ce Canis, devait être évidemment plus prononcée que dans le Chacal. Cherchant donc parmi les espèces vivantes qui sont au-dessus de lui sous ce rapport , on trouve plus de rapprochement à faire avec le Crabier (C. cancrivoms ) qu’avec aucune autre espèce.
PALÉONTOLOGIE
Le second fragment, que M. l’abbé Croizet a également rapporté à son C. brevirostris , confirme en effet ce rapprochement.
Il consiste en une assez grande partie de la branche horizontale d’une mandibule du côté gauche, portant tout ou partie des dents jusqu’aux incisives; mais malheureusement fort usées.
Le morceau de mandibule remarquable par sa brièveté, d’où M. Croizet a tiré le nom de l’espèce , l’est également par sa forme en bateau et la courbure du bord inférieur, ce qui l’éloigne de sa partie correspondante chez le Crabier. En effet , on ne peut pas supposer que comme dans cette espèce il y eut une sorte de coude à l’origine de ce bord, qui d’ailleurs chez celui-ci est tout à fait droit jusqu’à la symphyse. Sans cela , la forme des dents, autant qu’on en peut juger malgré l’usure, leur rapprochement déterminé par la brièveté de la mandibule, rappelleraient de même assez bien le C. cancrivorus.
Ainsi il résulte encore pour ce fragment de mandibule plus de rapports avec cette espèce qu’avec aucune autre.
M. Croizet a donc été autorisé à le rapporter à la même espèce que le fragment de mâchoire ; et ce qui prouve assez bien la justesse de cette manière devoir, c’est que la carnassière et la première tuberculeuse d’en bas prises ensemble égalent en étendue la carnassière et la première tuberculeuse d’en haut , assez bien encore comme dans le Crabier.
L’on peut donc conclure que ces deux fragments indiquent l’existence d’une espèce de Canis, intermédiaire aux Chacals et aux Renards, rapprochée des espèces de Chiens à pouce court , et du reste ne pouvant être confondue avec aucune d’elles.
10° C. Issio do remis.
Je trouve encore ce nom inscrit , dans le catalogue manuscrit qui accompagnait la collection cédée au Muséum par M. l’abbé Croizet, sur deux fragments provenant de la montagne de Perrier , près d’Issoire.
Le premier de ces fragments consiste en une portion marginale de
Le second ,
de Mandibule.
Décrit.
Comparé
Conclusion.