C. d’Issoire
Établi sur deux
fragments.
Le premier.
de Mâchoire.
Décrit.
Molaires.
Principale.
Arrière-
Molaires.
Comparées.
Le second, de Mandibule.
Décrit.
Ses Denis.
Comparées.
Conclusion.
l’os maxillaire droit portant en place et bien entières les cinq dernières dents molaires : savoir la seconde et la troisième avant-molaires , la principale et les deux arrière- molaires.
Les deux avant-molaires sont assez bien comme dans le Renard et encore mieux comme dans le Chacal, à cause du plus de largeur de la seconde.
La principale est semblable à celle du Renard, quoique un peu plus oblique, surtout dans son talon interne et antérieur.
Les deux arrière-molaires, quoique également ressemblant assez à celles du Renard, ont cependant leur talon interne plus large et plus arrondi.
Quant à la proportion de la carnassière et des deux tuberculeuses avec elle et entre elles, elle diffère assez notablement de ce qui existe chez le Renard, pour se rapprocher davantage du Chacal et surtout du C. brachyteles avec lequel la ressemblance est presque parfaite.
Le second fragment , rapporté par M. Croizet au C. Issiodorensis , consiste en un fragment de mandibule gauche portant les trois dents molaires qui précèdent la dernière.
Il provient de la montagne de St-Géran.
Ce morceau de mandibule indique évidemment quelque chose de différent de celui qui a été attribué au C. brevirostris , par sa forme plus mince, plus élevée et moins courbée sur ses bords , et ensuite pour les dents qu’il porte et qui sont sensiblement plus fortes.
Ces dents occupent cependant un espace bien moins grand que dans un Loup , même de très-petite taille , et seulement égal à celui quelles ont dans un petit Chacal, ou dans le C. brachyteles.
En cherchant maintenant leurs rapports avec celles du fragment de mâchoire supérieure , on trouve que la largeur de la principale et de la première tuberculeuse d’en bas dépasse celle des deux mêmes dents d’en haut de la moitié de la seconde tuberculeuse , sur les fragments fossiles, comme dans le C. brachyteles.
En sorte que l’on peut assez raisonnablement admettre, avec M. l’abbé Croizet, que ces deux fragments ont pu appartenir à la même espèce
PALÉONTOLOGIE. 125
de Canis,et quelle était assez différente delà précédente pour en être distinguée.
Je trouve encore rapporté à cette espèce, par M. Croizet, un tibia du Tlb,a côté droit et malheureusement un peu roulé et usé à ses extrémités : il est remarquable par sa gracilité ou sa longueur, quoique avec sa double courbure bien marquée, rappelant un peu celui du Chacal, seulement avec plus de grandeur. Mais, pour le rapprocher des fragments sur lesquels repose l’établissement du C. Issiodorensis , quelle raison donner?
Je n’en connais pas.
ii ° C. Neschersensis.
C’est encore dans la collection de M. l’abbé Croizet que se trouve ce c. neschernom , appliqué par lui à une espèce de Canis fossile , en Auvergne , et qui SENS,S est tiré du nom de la paroisse dont il est curé.
Elle repose sur un côté gauche de mandibule , presque complète dans un côté
r 1 de Mandibule.
sa branche horizontale, et armée de sa canine et des cinq dents molaires intermédiaires, c’est-à-dire qu’il ne manque que la première et la dernière, dont il ne reste que l’alvéole
La grandeur et la forme de cette mandibule rappellent assez bien celle Décrit, du Chacal, mais encore mieux peut-être celle d’un jeune Loup de la variété nommée L. Lycaon , et qui habite surtout les Pyrénées.
Ce rapprochement me paraît tout à fait confirmé par le système den- comparé, taire, qui est exactement le même, pour les proportions comme pour les formes, que dans un assez jeune individu de Loup noir que j’ai actuellement sous les yeux, et entre autres pour la forme large, comprimée et nettement denticulée des avant-molaires et de la principale.
En sorte que je n’hésite pas à considérer cette mandibule comme conclusion, d’une espèce de Canis différente des deux précédentes, mais comme tout à fait semblable au petit Loup des montagnes , C. Lycaon , encore existant aujourd’hui dans les Pyrénées.
Je dois encore citer ici par avance, que M. Bravard, dans le catalogue c.Juviliacus.
manuscrit qu’il a bien voulu m’envoyer de sa riche collection, mentionne aussi trois espèces de Canis, d’après des fragments trouvés à Juvillac et à Ardé, en Auvergne : l’une qu’il nomme C. Juvillacus, et à laquelle il rattache un assez grand nombre d’os des mâchoires, du tronc et des membres, aussi bien que des dents, formant près de cinquante numéros.
c. médius. Une seconde (C. médius), également de Juvillac , d’après une tète presque complète, dont il a donné la moitié à M. l’abbé Croizet, et cédé l’autre à M. de Laizer, et qui, sans doute, se trouve comprise dans l’une des espèces de la collection du premier, indiquée plus haut. c. borbonidus Une troisième (C. borbonidus), d’Ardé , d’après un occipital et un c. megama- fragment de mandibule gauche contenant la dent carnassière. Je supsioides. pOSG que c’est sur cette dernière pièce que M. A. Pomel vient d’établir, dans une note lue à la Société de Géologie, le 7 novembre 184.1, son C. megamastoïdes , dont il a donné une description étendue et une ligure au trait dans le Bulletin , t. XIV, pl. I, p. \o. Ce morceau de mandibule semble en effet indiquer une espèce nouvelle, par la forme élargie, arrondie et assez saillante du coude situé au-dessous de l’apophyse angulaire, particularité que nous avons remarquée surtout dans le Megalotis et dans certains Renards.
Du val d'arno. Le vaste et intéressant diluvium ancien du val d’Arno renferme aussi une grande quantité d’ossements qui ont appartenu à des espèces du genre Canis.
J’en ai pu étudier un assez bon nombre dans le Muséum grand-ducal de Florence, grâce à la courtoisie tout à fait généreuse du directeur Antenori , et du professeur Nesti , auquel la Paléontologie doit plusieurs découvertes importantes.
c. Lupus Je citerai d’abord un grand nombre de mandibules de taille un peu “tr différente, et que j’ai rapportées au Loup, à la première vue; a* Florence. i ° Une demi-mandibule complète , sans son apophyse angulaire cependant, avec toutes ses dents, dans les proportions ordinaires d’un assez grand Loup d’Europe;
PALÉONTOLOGIE
2* Un fragment du même côté et de même dimension , mais plus incomplet , avec les dents très-usées , une troisième avant-molaire , une principale à deux denticules postérieurs , et une carnassière trèsusée;
3° Un autre fragment, du côté opposé ou gauche, avec toute la série dentaire, dont la longueur totale est celle d’un jeune Loup noir ( C. Lupus Lycaon')\
4° Fragment du côté droit avec le système dentaire, sauf les deux premières avant-molaires , de forme et d 'étendue générale, comme dans un assez petit Loup;
5“ Fragment du côté gauche plus incomplet , ne contenant que la principale et la carnassière ;
6° Autre, ne contenant que la principale et la troisième avantmolaire, de proportions un peu plus fortes que celles d’un grand Loup, et sans denticule, par suite d’usure, au bord postérieur de celle-ci ;
7“ Une septième, de proportions un peu plus petites;
8° Une mandibule cassée en deux morceaux pliés l’un contre l’autre, portant la troisième avant-molaire et la principale sur l’un, la carnassière et la première arrière-molaire sur l’autre.
9° Un bout de mandibule gauche contenant les incisives, la canine et la seconde avant-molaire;
io° Une mâchoire supérieure droite contenant les trois dernières molaires , la carnassière égale aux deux arrière-molaires et indiquant un loup de petite taille;
1 1 0 Une autre à peu près semblable ;
1 2° Une troisième ne contenant que la principale et une partie de la troisième avant-molaire;
1 3° Une quatrième du côté gauche provenant d’un animal de grande taille , exactement comme dans un crâne de la collection du Muséum ;
i49 Un côté de mandibule d’un jeune Loup avec ses dents de lait et une première avant-molaire d’adulte ;
de Monle- Varchi.
Extrémité
d'Humèrus.
Rapportée avec doute au C. Lycaon
ou