‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 23 sur 171 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

OSTÉOGRAPH1E.

Des Os.

Envisagés dans leur

Slructure.

Articulations.

Nombre.

Le squelette de l’Ours d’Europe , de quelque variété qu’il provienne , indique, en l’envisageant sous le double rapport qui nous occupe, une force , une puissance d’action remarquables dans l’animal dont il constitue la charpente , surtout quand on l'étudie provenant d’un individu mâle et dans la force de l’âge.

En effet , les os qui le composent montrent dans leur structure une consistance, une densité manifestes dans la grande épaisseur et la dureté des parties éburnées , l'étroitesse du canal médullaire des os longs , et l’état serré, condensé du diploë de leurs extrémités, et même du corps des os plats et courts.

La surface extérieure de ces os est d’ailleurs presque partout fortement accidentée ou accentuée par les saillies , apophyses, crêtes et rugosités d’insertion musculaire.

Ils se louchent ou se correspondent en général par de larges surfaces articulaires, fortement sinueuses, et revêtues de cartilages épais ; ils sont généralement assez courts , larges et robustes , et leurs proportions , du moins au tronc et aux membres , rappellent un peu ce qui se voit dans l’Homme, comme cela a été observé depuis longtemps ; ce qui dénote dans l’Ours un assez grande facilité à se tenir debout sur les pieds de derrière , de s’asseoir sur les iskions et d’embrasser assez fortement son ennemi pour l’écraser entre ses bras.

Le nombre des os du squelette de l’Ours est aussi un peu moins con-

sidérable que dans les autres Carnassiers, surtout à cause de la brièveté de sa queue.

La colonne vertébrale de l’Ours, en y comprenant même la tête et la queue ou ses deux extrémités, est en général assez courte , large, épaisse , en totalité et dans chacune de ses parties ; en même temps quelle est fort hérissée d’apophyses et très-serrée dans ses parties composantes.

Son mode de courbure est assez bien comme dans les Phoques, quoique avec infiniment moins de mobilité ; en effet , après la courbure assez peu prononcée de la région cervicale en dessus , ce qui porte la tête horizontalement , le reste du rachis n’offre plus qu’une seule courbure uniforme en dessous, depuis le commencement du dos jusqu’à l’extrémité de la queue.

Cette colonne vertébrale est du reste formée de quarante-quatre vertèbres, quatre céphaliques, sept cervicales, quatorze dorsales, cinq lombaires , cinq sacrées et neuf à dix coccygiennes.

Des vertèbres céphaliques en général longues, quoique peu étroites et un peu arquées horizontalement dans leur base , large du reste et plate , comme dans leur arc :

L occipitale forme un anneau épais, n’occupant guère que la partie postérieure et verticale du crâne ; son corps ou apophyse basilaire est assez court , large et légèrement excavé par le prolongement un peu apophysaire de ses côtés ; ses parties latérales offrent une gouttière prononcée entre les apophyses condylienne et mastoïdienne, l’une et l’autre assez saillantes ; celle-là cependant beaucoup moins que le mastoïdien du temporal; enfin, la partie supérieure est placée presqu a pic, sub-tnangulaire , avec une crête médiane assez saillante séparant des fosses occipitales bien marquées , et une crête occipitale plus ou moins prononcée suivant lage.

La vertèbre sphéno - pariétale a son corps également assez large , sub-carré, un peu excavé; ses apophyses ptérygoïdes épaisses , mais peu élevées , dirigées en avant et percées de deux grands trous rapprochés ; ses ailes assez petites, ovales, comme canaliculées par le trou rond,

formant la série vertè-

considérées en général.

Dans

ses courbures.

Dans sa Composition.

Des Vertèbres.

Occipitale.

Pariétale.

Frontale.

Nasale.

De leurs Appendices.

Mâchoire

supérieure.

Ptèrygoïde.

Palatin.

qui est assez petit, s’articulant assez peu largement et carrément avec l’angle antérieur et inférieur d’un pariétal parallélogrammique ou mieux lozangique assez oblique , surtout au bord postérieur se relevant sur la crête occipitale déversée en arrière.

La sphéno-frontale est fort peu étendue dans le corps du moins, fort court et caniculé en dessous, et même dans ses ailes que l’on voit fort peu à l’extérieur dans l’orbite , où elles dépassent à peine le trou optique fort petit , quoiqu a l’intérieur elles s’étalent latéralement jusqu’aux fosses cérébrales antérieures et en avant jusqu’aux fosses criblées de l’ethmoïde ; mais cette vertèbre céphalique est au contraire fort développée dans son arc. En effet, le frontal est fort étendu en longueur et en hauteur, avec un indice assez marqué, surtout en épaisseur, de l’apophyse orbitaire.

Le vomer qui constitue le corps de la vertèbre nasale est au contraire assez long d’avant en arrière, assez peu élevé, élargi fortement en arrière, et obliquement arqué à son bord inférieur; il devient profondément et largement canaliculé dans toute l’étendue du supérieur, pour loger la cloison cartilagineuse se continuant dans la lame verticale de de l’ethmoïde. Les os du nez qui portent sur cette lame sont également assez longs , sub-triangulaires , remontant assez haut dans une échancrure du frontal, et un peu excavés seulement à leur bord terminal.

Les appendices qui se joignent aux vertèbres céphaliques pour constituer la tête de l’Ours, acquièrent un grand développement, plus peut-être que dans aucun autre genre de Carnassiers.

La mâchoire supérieure commence en effet par une apophyse ptèrygoïde interne ou palatin postérieur fort large, mince, recourbé en demi-cornet, appliqué largement en dedans de l’apophyse ptérygoïde externe, et terminé à son bord postérieur par un crochet assez fortement recourbé en arrière et en dehors. Le palatin proprement dit est encore bien plus considérable, fort épais et fort étendu, aussi bien en arrière, où sou tubercule est assez antérieur au crochet du précédent, que dans sa partie horizontale, qui s’avance en

pointe très-avant dans le palais ; sa lame verticale s’arrondit à peine en se portant en avant sans s’élever beaucoup dans la paroi orbitaire ; elle est percée d’un trou sphéno-palatin arrondi, assez grand, au-dessus d’un naso-palatin plus petit; le lacrymal est au contraire fort petit, irrégulièrement anguleux , n’entrant certainement pas dans la face, mais percé d’un assez grand trou lacrymal en entonnoir au-dessus d’un autre presque aussi grand. Quant au zygomatique , qui constitue la troisième racine de la mâchoire , il est ici fort large , fort arqué et même assez long, pourvu d’une apophyse orbitaire assez prononcée , et d’un prolongement sous- temporal considérable.

Le maxillaire qui lui donne appui par une apophyse malaire , large , oblique et assez saillante, est du reste assez peu considérable, surtout dans sa partie horizontale , assez étroite et plate ; quant à la partie verticale , elle est bien plus développée , assez large , assez convexe , échancrant assez haut et un peu anguleusement le frontal , la corne interne de l’échancrure s’avançant jusqu’au prémaxillaire. Celui-ci est du reste assez considérable; large et arrondi dans sa branche horizontale, percée d’un énorme trou incisif ovale, sa branche verticale, fort longue et très-oblique, remonte en coin allongé, comme il vient detre dit , jusqu’au frontal.

Le rocher, que nous comprenons artificiellement dans la mâchoire inférieure, est assez petit, subtriquètre, caréné à l’intérieur , fortement saisi, serré à sa place, et soudé en arrière à un mastoïdien fort épais, triangulaire, aplati en dehors et saillant inférieurement en une apophyse considérable, verticale, le long de laquelle se prolonge la crête occipitale.

Les os de l’oreille, qui se joignent au rocher, commencent par un étrier déformé ovale, assez élevée, perforé d’un trou médiocre. Le lenticulaire, globuleux, est fort distinct. L’enclume, peu épaisse dans son corps, a ses deux branches fort inégales, l’inférieure longue et grêle; enfin le marteau, assez comprimé dans sa tête, se continue par un col très-large en une apophyse de Raw triangulaire assez courte, et par un manche de longueur médiocre.

Lacrymal.

Zygomatique.

Maxillaire.

Prémaxillaire.

Mâchoire

inférieure.

Rocher.

Mastoïdien.

Os de l’Oreille.

Étrier.

Lenticulaire.

Enclume.

Marteau. '

Caisse.

Cadre du tympan.

Squammeux.

Mandibule.

Branche

verticale.

Condyle.

Coronoïde.

Angulaire.

Horizontale.

Angle facial.

La caisse est du reste fort peu saillante , plate , de forme sub-carrée , extérieurement unie avec un cadre du tympan , peu saillant , incomplet , et formé par une simple apophyse en gouttière occupant la partie inférieure du canal auditif.

Le squammeux , qui en forme la moitié supérieure par sa racine partant de la crete occipitale, est peu étendu dans sa partie écailleuse, presque droite à son bord supérieur; mais, par contre, son apophyse jugale ou zygomatique est énorme , fortement excavée dans un sens supérieurement, en s’écartant en dehors, elle est creusée en dessous par une large fosse condyloïdienne ovale- transverse , avec un arrêt puissant et recourbé en arrière.

La mandibule suit dans son développement celui de l’arcade zygomatique : elle est en effet très-forte et très-épaisse , dans ses deux branches, qui s unissent du reste sous un angle fort peu marqué; la verticale avec un condyle transverse fort large, arrondi et semi-cylindrique , un peu oblique de dehors en dedans , et à peine au-dessus du niveau de la ligne dentaire , une apophyse coronoïde très-élevée, arrondie , mince et également très-large et excavée en dehors , enfin , une apophyse angulaire , partagée en deux parties par une échancrure oblique , l’une, supérieure, plus longue et plus épaisse, l’autre en petit crochet court et rentré en dedans; l’horizontale, à bords sub-parallèles , épais, arrondis, un peu courbés en haut, avec une large symphyse ovalaire, sans apophyse géni un peu marquée, un canal dentaire médiocre commençant assez bas, et trois trous mentonniers, le postérieur à l’aplomb de la dernière petite dent molaire, les deux autres rapprochés sous la barre.

L angle sous lequel les mâchoires de l’Ours se joignent au crâne ne surpasse guère quarante degrés, à moins que les bosses frontales ne soient très-saillantes ; car alors il monte à quelques degrés de plus ; dans tous les cas, le chanfrein de la tête de l’Ours brun est très-arqué , et bombé surtout au sinciput , d’où il descend rapidement aussi bien en avant qu’en arrière, où cependant l’apophyse sagitto-occipitale le relève

assez fortement. Quant à la ligne basilo-palatine , elle est légèrement courbe d’un bout à l’autre.

La proportion des aires crânienne et faciale est un peu en faveur Aires de celle-là, ce qui est encore plus marqué à l’extérieur qu’à l’intérieur crànienne

, J 1 I • 1 ’ et faciale.

a cause de la grande épaisseur des os , et de l’énorme développement des sinus frontaux et de l’origine des fosses nasales.

La cavité crânienne est ovale , arrondie et tout au moins médiocre ; les cavités fosses de la ligne médiane inférieure sont larges , mais très-peu profondes, "^“aiT même celle de la selle turcique, qui n’est limitée que par des apophyses clinoïdes fort petites , les antérieures spiniformes , les postérieures réunies en une lame oblique. Les fosses latérales le sont nécessairement davantage, et même la temporale est distincte de la frontale par un angle solide assez saillant; mais surtout les occipitales supérieures sont séparées des inférieures ou cérébelleuses par une crête ou voûte osseuse très-épaisse à sa base , et en outre fort large , s’avançant obliquement en avant du rocher jusqu’au bord postérieur du sphénoïde antérieur.

Les cavités sensoriales de la tête de l’Ours sont en général médiocre- Sensoriaies. ment développées, du moins celles de l’ouïe et de la vue.

Nous avons déjàfait observerquelerocheretlacaisseformentuneassez Auditive, petite masse serrée fortement en dedans coptre le corps de la première vertèbre céphalique : aussi les trous déchirés , médiocres du reste , sontils fort distants l’un de l’autre, chacun divisé en deux : le canal auditif interne est très-petit, avec un sinus arrondi un peu plus grand au-dessus de lui ; et l’externe profond , presque transverse , et assez large à son origine , se rétrécit sensiblement au fond. Le sinus mastoïdien est nul , et le squammeux est très-étroit.

L orbite est peut-être encore plus petit que la cavité auditive, très- Oculaire, incomplet, même dans son cadre, dont un tiers est ouvert et tout à fait confondu en arrière avec les fosses temporale et ptérygoïdienne; le plan de son ouverture , de forme ovalaire , est fort oblique en dehors ; il est du reste séparé de celui du côté opposé par un très-large intervalle losangique et subexcavé plutôt que bombé. Le trou optique est rond et

singulièrement petit, seulement deux ou trois fois plus grand que le trou orbitaire interne; le canal lacrymal est au contraire assez grand, et surtout le canal sous-orbitaire ovale verticalement, olfactive. La cavité olfactive ou nasale est , au contraire des deux précédentes , extrêmement développée , non-seulement en elle-même , c’est-à-dire dans sa partie comprise entre le vomer, les os du nez et les os qui constituent la mâchoire supérieure , et surtout par la manière dont les palatins se prolongent en arrière , en formant une sorte de canal rétréci , mais ensinus. core dans les sinus qui l’environnent. Le sinus frontal est surtout remar-

Frontai qUable dans le développement dont il est susceptible; de sorte qu’il

peut non-seulement dédoubler tout le frontal, mais encore pénétrer dans le pariétal.

sphénoïdal. Le sinus sphénoïdal antérieur peut aussi occuper le corps entier du Maxillaire, sphénoïde , et le sinus maxillaire devient nul par sa grande extension , entièrement rempli qu’il est par le cornet inférieur.

Les os intérieurs des narines sont également en rapport de développement avec la cavité qui les renferme. La cloison ethmoïdale du vomer est fort mince, mais très-élevée, sans former d'apophyse crista-galli un cornets peu prononcée : ses masses latérales ou cornets sont fort étendues et très-

superieur mu]tipliées, de manière à entourer, en dessus comme en dessous , par un

rang de lamelles serrées, toute la courbure de la lame criblée, leur face extérieure n’étant pas à découvert dans l’orbite , c’est-à-dire ne formant pas d’os planum (i), et leur lame criblée cérébrale, ovale, et médioinférieurs. crement étendue. Enfin, les cornets inférieurs sont très -allongés, trèsmultipliés, et lamelliformes par suite de la dichotomie de la lame d’origine adhérente au maxillaire.

Gustative. ’ La cavité gustative ou linguale suit le développement de la précépaiatine. dente ; en effet , la voûte palatine est très-longue , de forme ovale

(1) Notre collection possède cependant un crâne d’Ours d’espèce et d’origine inconnues, qui, quoique assez grand et pourvu de toutes ses dents, montre, entre le frontal, le palatin et le maxillaire, un os planum assez considérable.

allongée , assez étroite , arrondie et plus large en avant , rétrécie en arrière et presque tout à fait plane; les canaux palatins antérieurs sont ovales et fort grands, au contraire des postérieurs, partagés en deux, l’antérieur très-avancé, le postérieur échancrant un peu l’intervalle qui sépare le maxillaire du palatin.

L’intervalle intra-mandibulaire est aussi assez étendu , s’élargissant fortement en arrière , et se rétrécissant doucement en avant , en formant un angle assez aigu.

Les fosses d’insertions musculaires de la tête de l’Ours brun indiquent par leur développement une grande puissance de mouvement. Ainsi en arrière , les fosses occipitales sont assez larges et assez profondes par la grande saillie de la crête , se prolongeant jusqu’au bas du mastoïdien. Il en est de même des fosses temporales, qui, commencées en arrière de l’apophyse orbitaire du frontal , se prolongent dans toute la longueur de la tête jusqu a la crête occipitale , s’élargissant en haut par l’élévation de la crête sagittale, se portant plus ou moins en arrière, et en bas par l’écartement de l’apophyse jugale du squammeux. La fosse ptérygoïdienne est aussi fort large, arrondie, rugueuse et assez profonde; mais il n’en est pas de même des fosses sous-orbitaire et canine, qui sont tout à fait obsolètes. Les fosses massétérienne et ptérygoïdienne, en dehors et en dedans de la branche verticale de la mandibule, sont, au contraire, larges et même profondes, mais surtout fort rugueuses; il en est de même de celle du digastrique dans l’échancrure de l’apophyse angulaire.

Les trois ouvertures de la tête de l’Ours brun sont assez remarquables ; l’intermédiaire ou palatine étant notablement plus distante de l’antérieure que de la postérieure.

L’ouverture nasale , la plus grande des trois , est en effet assez large , sub-quadrilatère , à angles fort arrondis , un peu patulée , très-oblique , et formée entièrement par les prémaxillaires et les os du nez.

L’ouverture palatine est au contraire assez étroite, prolongée en gout-

G. Ursds. 2

Linguale.

Fosses.

Occipitales.

Temporales.

Ptéry-

goïdiennes.

Massé-

tèriennes.

Ouvertures.

Nasale.

Palatine.

to

Vertébrale.

Vertèbres cervicales, 7.

En généra!.

Atlas.

Axis.

tière par la disposition des palatins, avec le bord du palais en arc serré, bifide par une petite pointe médiane.

Enfin l’orifice vertébral est encore plus étroit , tout à fait terminal et sub-carré à côtés presque égaux ; son diamètre transverse étant à celui de la cavité cérébrale comme 2 5 : 80, ou un peu plus d’un tiers; et il est pourvu à droite et à gauche d’un condyle large, ovale, très-saillant, peu oblique et dépassant notablement la face occipitale.

Les vertèbres cervicales de l’Ours brun sont en général assez courtes , leur longueur totale égalant à peine le tiers de celle du tronc; aussi ont-elles le corps large , plat et même légèrement canaliculé en dessous , coupé un peu obliquement à chaque extrémité , de manière à s’imbriquer un peu l’une l’autre ; et les apophyses sont en général assez marquées.

L’atlas , médiocre dans son corps, sans apophyse épineuse en dessus comme en dessous, avec l’excavation articulaire postérieure égale à l’antérieure, est pourvu d’apophyses transverses longues, étroites, abords presque parallèles, obliquement et fortement déjetées en arrière, assez bien comme dans les Phoques, au lieu d’être presque courtes, assez élargies et arrondies comme dans les Félis. Quant aux trous de l’artère vertébrale, celui d’entrée ou le postérieur est percé tout à fait à la racine du bord postérieur de l’apophyse transverse, tandis que ceux de sortie sont doubles , assez espacés , en dessus comme en dessous.

L’axis fort long dans son corps excavé en dessus comme en dessous, où il est même un peu caréné, offre des apophyses transverses étroites et très-obliques en arrière , un arc naissant par des pédicules assez étroits , percés très-bas, mais ensuite s’élargissant et s’excavant postérieurement en forme de petit occipital dont la crête allongée se porte obliquement et un peu déclive en avant sans imbriquer cependant le corps de l’atlas.

Les trois vertèbres cervicales intermédiaires sont subsemblables, courtes, celle du milieu uu peu plus grosse que les autres. L’antérieure a son apophyse épineuse très-courte et large, les articulaires supérieures

plus élevées. L’apophyse épineuse de l’antérieure est large et courte, plus mince que les apophyses articulaires supérieures , mais assez étroite , élevée , un peu inclinée en avant aux deux autres. Quant aux apophyses transverses, elles s’élargissent verticalement, et se bifurquent de plus en plus de l’antérieure à la postérieure.

La sixième a son apophyse épineuse étroite , élevée , mais moins que pénultième, la septième, au contraire des apophyses transverses qui sont très-élargies et semi-lunaires à leur bifurcation.

La septième enfin ressemble beaucoup à la sixième ; seulement son Dernière apophyse transverse n’est pas percée à la base , est peu dilatée et à peine et septieme bifurquée.

Les quatorze vertèbres dorsales sont en général plus courtes, plus ra- Dorsales, u massées , plus serrées dans toutes leurs parties ; leur corps est court , arrondi en dessus, non caréné en dessous et subconvexe aux extrémités.

Leur apophyse épineuse est toujours forte et épaisse, élargie et plus ou moins bifurquée à sa terminaison , de plus en plus inclinée en arrière , celle des dix premières s’élargissant un peu à mesure quelles s’abaissent davantage en arrière; la onzième subtriangulaire, et les trois dernières les plus courtes et les plus larges.

Les six vertèbres lombaires, dont la dernière est complètement inter- Lombaires, s iliaque, sont, comme les dorsales, généralement courtes, mais encore plus larges et plus robustes, un peu carénées à la partie inférieure de leur corps , croissant un peu de la première à la quatrième pour décroître ensuite. Leurs apophyses articulaires sont larges , et les postérieures assez profondément bifides pour recevoir les antérieures de la vertèbre suivante; les transverses médiocres, assez larges, la dernière plus étroite et comme coudée ; l’épineuse subverticale et légèrement antéroverse ; la dernière la plus courte et la plus aiguë.

Les cinq (i) vertèbres sacrées sont courtes, soudées par leur apophyse sacrées, a.

(1) Le nombre des vertèbres soudées au sacrum paraît varier de cinq à six par la soudure de la première coccygienne ; mais jamais je ne l’ai trouvé de sept, comme le dit M. G. Cuvier.

Sacrum.

épineuse, basse et peu mince, et surtout par leurs apophyses transverses larges et épaisses, et dont les deux premières seules, plus étalées, sont articulées à l’iléon.

Le sacrum , qui résulte de la réunion de ces cinq vertèbres , est fort solide , assez plat , large , et percé de quatre trous ronds en dedans comme en dehors, et ses bords sont assez peu parallèles pour qu’il soit un peu cunéiforme , comme dans les premières espèces de Primatès.

Coccygiennes. Les neuf ou dix vertèbres coccygien nés sont fort petites, aplaties, du

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