d’Europe
En particulier.
Des Incisives.
Des Canines.
Des Avant-
De
la Principale.
Des Arrière- Molaires supérieures.
Inférieures.
Chez les autres espèces.
Dans
les Alvéoles
l’O. d’Europe.
la Mâchoire supérieure.
Inférieure.
Des différences suivant l'âge.
Adulte.
proportion de la couronne des dents entraîne nécessairement des différences concordantes dans les racines; mais elles ne vont jamais jusqu’à en diminuer le nombre.
Les alvéoles que présente le bord des mâchoires sont dans le même cas , c’est-à-dire n’offrent que des différences peu importantes avec ce qu’elles sont dans l’Ours d’Europe.
Dans cette espèce, à la mâchoire supérieure, une série simple de trois trous assez ronds et serrés , dont le postérieur notablement plus que les autres, dans l’os prémaxillaire ; puis un beaucoup plus grand, ovale, trèsprofond , suivi de trois autres très-petits , le premier un peu plus grand , ovale et serré contre l’alvéole de la canine ; un second bien plus petit , arrondi, et enfin un troisième, un peu distant, serré contre les deux derniers, qui terminent la série simple, et qui sont fort rapprochés et médiocres. Au delà la série devient double , et formée en dehors de cinq trous, deux rapprochés en avant et trois en arrière, et, en dedans, de trois seulement , mais bien plus longs que larges.
A la mâchoire inférieure , les alvéoles ne forment, comme de coutume, qu’une série simple commençant par trois trous plus ou moins serrés et arrondis, dont le second plus ou moins hors de rang en dedans, suivis d’un quatrième beaucoup plus grand ; puis après trois beaucoup plus petits, souvent obsolètes, ce qui constitue alors une barre ou une interruption, viennent ceux des molaires, groupés deux à deux, au nombre de six, et enfin un dernier, large et arrondi, qui termine la série.
Les différences que présentent les alvéoles tiennent à lage et un peu à l’espèce; ainsi les avant-molaires tombant en général de bonne heure dans tous les Ours, et peut-être plus ou moins tôt suivant les espèces , et certainement d’une manière fort irrégulière , on voit comment il pourra y avoir, par absence d’alvéoles, une barre plus ou moins étendue entre la canine et la principale; je dis plus ou moins étendue, parce que c’est dans cette partie que les dents se serrent ou s’écartent plus ou moins suivant les espèces et même suivant l age.
DENTS
Mais la différence la plus importante que lage apporte à la dispo- Jeune, sition alvéolaire du bord des mâchoires des Ours , est celle qui tient à la première dentition; en effet, à cette époque, on peut trouver trois petites alvéoles rondes espacées en haut comme en bas; puis une plus grande , et après un petit espace vide , deux petits trous ronds , puis plus rapprochés, trois en haut, dont deux postérieurs sur le même rang transversal et deux seulement en bas.
11 n’est pas besoin d’ajouter que l’on pourrait trouver un mélange d’alvéoles de première et de seconde dentition , ce qu’il serait aisé de reconnaître par la connaissance des deux systèmes dentaires et de leurs racines, tels qu’ils ont été décrits plus haut.
Quant à la différentiation des espèces par les alvéoles, ce n’est encore Su,vant les que par la considération de celles des avant-molaires quelle pourrait avoir lieu ; en effet les trois alvéoles , par exemple , également et assez distants dans l’Ours à grandes lèvres, se rapprochent au point de se toucher, et même de sortir de la ligne , chez les espèces à museau très-court , comme dans l’Ours malais. Mais il ne s’ensuit pas que l’absence de l’une ou de l’autre de ces alvéoles pourrait servir à la distinction des espèces , comme on a essayé de le faire en paléontologie. En effet , l’absence de ces alvéoles est une véritable disparition par suite de la chute prématurée de ces dents, qui pourrait elle-même tenir à un accroissement plus rapide dans le système osseux. Dès lors on voit comment, chez un animal vigoureux , libre et cependant abondamment nourri , la chute de ces dents, évidemment insignifiantes dans leurs usages, doit avoir lieu bien plus tôt que chez les individus gênés et appauvris par la domesticité, et presque tous les squelettes de nos collections proviennent d’individus élevés dans nos ménageries.
Dans
les Œuvres littéraires.
La Bible.
Les
Mythologistes
grecs.