CHAPITRE DEUXIÈME
UE LANC1KNNETÉ DES ESPÈCES DU C. LRSl.'S ET DES TRACES QUELLES ONT LAISSÉES DANS LE SEIN DE LA TERRE.
Les traces les plus anciennes de l’existence des Ours à la surface de la terre se trouvent dans nos livres sacrés et en plusieurs endroits. Ainsi David ( Livre des Rois , 1. 1 , p. 1 7 ) dit que lorsqu’il gardait les troupeaux de son père , si un Lion ou un Ours venait à enlever un mouton , d le poursuivait, lui arrachait sa proie et le mettait à mort, ce dont l’Ecclésiaste a également fait mention.
Nous trouvons aussi dans le IIe Livre des Rois , rapporté par le prophète Élisée, qui vivait environ neuf cents ans avant J.-C. , que, non loin de Jérusalem , dans les montagnes de la Palestine près Bethléem , deux Ours se jetèrent sur une troupe d’enfants qui l’avaient insulté , et en dévorèrent quarante-deux.
Nous voyons ensuite les poètes, les mythologistes grecs, tirer, sous le nom d Arctos , dont l’étymologie n’est nullement certaine , des comparaisons plus ou moins justes de ces animaux , ou bien les énumérer paimi ceux qu Orphée charmait par la douceur de sa lyre , ou qui gémissaient de la mort de Daphnis , ou même comme objet de chasse de leurs héros.
Notre système de constellations dans 1 hémisphère nord nous rappelle , meme dans la dénomination que nous avons conservée aux deux plus septentrionales, un mythe célèbre, celui d’Arcas, fils de Jupiter, et de la nymphe Calisto, elle - même fille de Lycaon, roi d’Arcadie, changé en Loup pour avoir donné à manger les membres d’Arcas, lequel , ressuscité et devenu grand chasseur, ayant rencontré dans les forêts sa mère changée en Ourse, parla jalousie de Junon , et prêt à la tuer, en fut empêché par Jupiter, qui le changea lui-même en Ours et les plaça l’un et l’autre dans le ciel.