‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 29 sur 171 · Dans des terrains tertiaires et d’eau douce · texte numérisé non relu

Dans des terrains tertiaires et d’eau douce

A Sansans, en très -petite quantité, il est vrai, avec des ossements d’animaux extrêmement variés, de différentes classes, de tous les ordres de Mammifères, et d’espèces pour la plupart éteintes.

A Gmünd , dans un calcaire également d’eau douce, que M. Herman de Meyer regarde aussi comme tertiaire , ce que ne contredit pas M. Boué (2).

A Mergel, entre Rosttock et Gorzke, d’après M. Kloden ( Beitrag. z. Minéral, u. Geogr\ Kenntn. d. Mark Brandenburg, ill (i83o), p. 23), cité par M. Herman de Meyer, Palœontolog., p. 47.

2. Dans le diluvium ancien de l’Auvergne , dans la montagne de Périer, aux environs d’Issoire.

3. Dans le diluvium des brèches osseuses du Périple de la Méditerranée, assez rarement cependant, puisqu’on n’en cite qu’un ou deux fragments dans celle des environs de Pise , d’Oran ; et dans les mines de fer exploitées à Kropp en Carniole.

(1) Pennant nous apprend , en effet , que les Ours de la Calédonie , si recherchés à Rome à cause de leur férocité, ont continué d’exister en Écosse jusque vers 1057, et à peu près jusqu a la même époque dans le pays de Galles, puisque les lois anciennes de l’Angleterre sur la chasse comprennent ces animaux comme gibier.

(2) MM. Owen et Lyell citent aussi {Ann. of Nat. Hist., nov. 1839), comme trouvée dans le Crag de Suffolk, une couronne de dent molaire supérieure droite, plus petite que dans les deux grandes espèces des cavernes de l’Allemagne ; indiquant un animal de la taille de 1 Ours commun, mais i:on identique avec aucune des espèces fossiles.

CONCLUSIONS. 85

4- Dans le diluvium des cavernes surtout , et en quantité extrêmement considérable, au point qu’on a désigné sous le nom d’Ours des cavernes, l’espèce dont ils proviennent.

Ces cavernes , creusées dans des formations calcaires depuis celui de transition jusqu’à la craie inclusivement , et même jusqu’au terrain tertiaire, suivant les uns, quaternaire, suivant les autres, du midi de la France.

A des hauteurs plus ou moins considérables au-dessus du niveau de la mer, depuis quelques pieds jusqu’à plusieurs centaines de toises.

Ouvertes à des expositions très-différentes, mais , ce me semble , en général, méridionales, et souvent plutôt artificiellement que naturellement; c’est-à-dire que l’ouverture actuelle n’est pas toujours celle par laquelle les os ou les animaux dont ils proviennent ont pénétré.

Sur le versant de régions plus ou moins élevées et couvertes de forêts vers les grandes vallées et leurs affluents.

En Hongrie, dans la basse Autriche, et surtout en Franconie, dans les petites vallées affluant plus ou moins directement vers la vallée du Danube.

En Hanovre, dans les monts et forêts du Hartz, vers l’Elbe et le Weser.

En Westphalie, vers Je Rhin.

En Angleterre, à Kirckdale, à Preston , à Kent, etc., vers quelques petites vallées d’origine de dénudation, comme les désigne M. Buckland.

Dans les environs dé Liège, à Chokier, Fonds de Forêt, Goffontaine, etc., vers la Meuse.

En France ,

A Echotz, Fouvent , etc., versant des forêts et des pentes du Jura, vers le Doubs , c’est-à -dire à l’exposition méridionale.

A Lunel-Viel , Fausan , Mialet, Bize, Miremont, Pondres, Sallèles, Caunes, Villefranche , etc., c’est-à-dire dans toute letendue du versant des Pyrénées-Orientales et des Cévennes à la Méditerranée.

En Italie , dans le val d’Arno , versant aussi à la Méditerranée.

En Carniole , à Adelsberg , sur le versant méridional à l’Adriatique , en assez grande quantité.

5. Quant aux terrains de diluvium à découvert et d’alluvium proprement dit, je ne connais encore, du moins en Europe, aucun ossement d’Ours qui en ait été retiré.

L’état sous lequel on les trouve peut , sans doute , être plus ou moins altéré , suivant les circonstances qui les accompagnent ; mais en général ils contiennent une proportion aussi considérable de gélatine que des os récents, et leur tissu n’est nullement altéré, ni même fendillé.

Patterson Hayn avait même trouvé une mâchoire d’Ours à laquelle tenait un morceau de peau, d’après Hogefland, qui cite ce fait. Je n’ai cependant jamais lu ni entendu dire que les extrémités des os longs de l’Ours des cavernes aient été trouvées encore encroûtées de leurs cartilages, comme on le dit positivement de ceux d’Éléphant dans le dépôt de Tiède.

Ces ossements sont très-rarement réunis en parties de squelette, et encore plus en squelette. M. Thirria en cite cependant un seul exemple. Ils sont au contraire presque toujours séparés, entassés pêle-mêle , brisés , fracturés , beaucoup moins cependant que ceux des brèches , dites osseuses, ce qui tient à ce qu’ils n’ont pas été exposés à l’air ni au soleil , comme le fait justement observer Hunter, quelquefois roulés, mais le plus ordinairement avec les angles des fractures parfaitement entiers et non émoussés.

Rarement à découvert, ils sont contenus ou enfouis à des profondeurs variables dans une argile plus ou moins rougeâtre , plus ou moins marneuse, formant quelquefois des espèces de couches, souvent même dans une croûte de stalagmite plus ou moins épaisse qui les entoure ou les agglutine avec des cailloux roulés ou non en plus ou moins grande abondance, provenant de roches voisines ou éloignées, et quelquefois aussi, mais rarement, avec des ossements d’autres mammifères d’espèces indigènes , et plus rarement encore avec des restes d’espèces exotiques.

Les ossements ou dents qui se trouvent mêlés avec ceux d’Ours, mais

CONCLUSIONS

toujours ou presque toujours dans une proportion très -minime, proviennent exclusivement d’animaux terrestres, rarement d’espèces qui n’existent plus ou n’ont jamais existé en Europe , comme Lion , Hyène, Éléphant et Rhinocéros , bien plus souvent d’espèces indigènes , sauvages ou domestiques.

11 semble même hors de doute que dans plusieurs cavernes du midi de la France et des environs de Liège en Belgique , ils sont accompagnés d’os de l’espèce humaine ou de quelques produits de ses arts.

Ces ossements d’Ours des cavernes proviennent d’individus des deux sexes et de tout âge , depuis celui de fœtus jusqu’à celui de la vieillesse. Cependant on peut dire qu’en général ils ont appartenu à des animaux parvenus à tout leur développement, à en juger par l’état vigoureux des os et du système dentaire.

D’après la comparaison que nous avons pu faire à l’aide des éléments nombreux qui existent dans nos collections, aussi bien d’os d’Ours vivants que d’Ours des cavernes, de toutes les parties de l’Europe, nous pensons que ceux-ci proviennent d’une seule et unique espèce, la même qui vit encore aujourd’hui en Europe , mais atteignant une taille presque gigantesque, comparativement avec la race qui finit d’exister dans les parties les plus reculées des Alpes et des Pyrénées , et assez peu différente de celle de l’Ours du nord-ouest de l’Amérique.

Le mâle constituant les U. giganteus , spelœus major , Pitorrii et Neschersensis; et la femelle les U. Arctoïdeus , Leodiensis, dans la variété de première grandeur, comme dans celle de la seconde, le mâle est représenté par Y U. spelœus minor, et la femelle par Y U. priscus.

Mais outre cette espèce , il faut en reconnaître une autre plus petite , et bien distincte, qui semble représenter en Europe Y U. ornatus de la Sud-Amérique et l’ U. Malayanus de la Sud-Asie, savoir : l’ U. A/vernensis, le même, peut-être que Y U. Etruscus , et qui anciennement existante dans l’Europe méridionale, a laissé ses traces dans un diluvium libre, et peut-être plus ancien que celui des cavernes.

Quant à Y U. Sivalensis (Baker et Durand, Journ. of the Asiat. soc.

o/Bengal), c’est probablement à Y U. labiatiis qu’il faut le rapporter, comme à Y U. ornatus , les canines trouvées dans le Brésil (1), et kYU. Americanus les ossements des cavernes de la Nord-Amérique orientale, ce qui est même certain pour ces derniers , d’après ce qu’en dit M. le docteur Harlan (2).

D’où il semblerait que parmi les ossements d’Ours conservés à la surface de la terre, et jusqu’ici recueillis , dans des conditions assez différentes , la très-grande partie aurait appartenu à l’espèce actuellement vivante dans le pays où ils ont été trouvés , et qu’une seule espèce de ce genre aurait cessé d’exister; espèce qui, en Europe, complétait le genre comme il l’est en Asie et en Amérique , espèce plus faible et habitant la partie de l’Europe la plus anciennement civilisée et en même temps peut-être la plus peuplée, ce qui a dû hâter sa disparition du nombre des êtres encore existants aujourd’hui.

En sorte que l’état des choses par rapport à ce genre ne demanderait aucun cataclysme, aucun changement dans les conditions actuelles d’existence de la terre ; mais seulement des progrès incessants dans le développement de l’espèce humaine en Europe.

(1) Au moment où je termine l’impression de cette feuille, j’apprends de M. Claussen, actuellement à Paris, que parmi les ossements qu’il a découverts en si grande abondance dans les cavernes du Brésil , M. Lund en a reconnu qui viennent d’une espèce d’Ours , mais sans autres détails.

(2) A ce sujet je dois dire que les auteurs nord-américains qui ont parlé des os d’Ours dans les cavernes de l’ouest de la Virginie, se bornent à les citer comme provenant de l’espèce encore vivante dans le pays , et sans les énumérer ni les décrire; mais ce qui me porte à croire que leur assertion est vraie, c’est qu’ayant vu en la possession de M. Emmanuel Rousseau , mon aidenaturaliste au Muséum , qui l’avait reçu anciennement de M. le docteur Pascalis, des États- Unis, un cinquième métatarsien du côté droit; je l’ai trouvé parfaitement semblable à son analogue dans le squelette d’un Ours d’Amérique, d’assez grande taille; seulement il était un peu plus robuste. Cet os était du reste d’un noir d’ébène luisant et poli, comme le sont souvent ceux du dépôt de Big-Bone-Lick.

EXPLICATION DES PLANCHES

EXPLICATION DES PLANCHES

PL. I. — L'Ours blanc ou Polaire. U ■ maritimus ( Lin. Gmrl. ).

Réduit au quart delà grandeur naturelle d’après le squelette fait sous mes yeux et pour cet ouvrage d'un individu femelle adulte qui a vécu quelques années dans la ménagerie du Muséum , en 1838.

Cet animal étant extrêmement gras, les os avaient peur ainsi dire pris part à cette polysarcie, et étaient généralement fort peu accentués.

PL. H. — L Ours de la Californie, ou Féroce ou Gris des Nord-Américains. U. ferox de Richardson , mais qui ne diffère réellement pas de VU. Arctor d’Europe.

Réduit au quart de la grandeur naturelle d’après un squelette monté dans nos laboratoires avec les os trouvés encore assemblés à Montrey, dans les forêts de la Californie, par M. Neboux, chirurgienmajor de la Vinus, sous le commandement de M. le capitaine de vaisseau du Petit-Thouars, et provenant d’un individu probablement mâle et mort sans doute aussi naturellement à un âge avancé, et après avoir acquis toute la vigueur et la taille qu’il pouvait atteindre.

C'est peut-être le seul exemple que la science possède d'un squelette d Ours et de grand carnassier parvenu à tout son développement à l étal sauvage. Malheureusement le sternum et ses cornes manquent entièrement , et l’on n’a pu , ne connaissant pas la longueur du corps de l animal, placer entre les vertèbres des disques de cuir pour représenter les cartilages, ce qui donne au tronc un peu trop de brièveté.

Les dimensions de nos planches ont, en outre, forcé de plier les membres bien plus qu'ils ne le devraient être naturellement.

C’est ce qui nous a également forcé de placer au-dessous de la tête la figure des vertèbres du dos cachées par l’omoplate.

Jamais à notre connaissance le squelette de cet Ours n’avait été représenté.

PL. III. — L'Ours des Asturies. U. Arctos. L. U. Pyrenaicus (Fréd. Cuv.;.

Réduit au quart de la grandeur naturelle d’après un squelette de l’ancienne collection rétabli pour cet ouvrage , et provenant d'un individu femelle qui a vécu quelques années dans la ménagerie du Muséum, et dont M. Fréd. Cuvier a donné la figure dans son ouvrage sur les Mammifères.

Nous avons choisi ce squelette comme le plus petit, quoique adulte, de la collection d' Anatomie comparée , afin de montrer l’énorme différence de taille qui peut exister entre deux individus de même espèce , l'un mâle , et ayant vécu dans les conditions d’existence les plus favorables ; l’autre femelle , dans des circonstances toutes contraires.

Ce squelette n’a jamais été figuré ; mais celui de VU. Arctos, en d’autres pays d'Europe, l’a été souvent.

PL. IV. - L’Ours des Cordillières. U. ornatus ( Fréd. Cuv. ).

Réduit au tiers de la grandeur naturelle d’après le squelette d'un individu femelle qui a vécu quelque temps dans la ménagerie du Muséum , et dont M. Fréd. Cuvier a donné la figure et la description dans ses Mammifères, in-fol. , tome III, 1825.

Nous n’avons malheureusement pas fait changer la disposition de ce squelette, dont la colonne vertébrale est trop arquée, et les membres , surtout les postérieurs, beaucoup trop fléchis ; ce qui lui donne un aspect de Félis trop prononcé.

II n’est encore, ce me semble, figuré dans aucun ouvrage.

PL. V. - — Tète de I’Ours blanc. U. maritimus.

Réduite aux deux cinquièmes, de profil, en dessus, en dessous, avec la mâchoire inférieure , de profil et en dehors seulement, d après un crâne bien adulte appartenant à la Faculté des Sciences.

Del Ours noir d’Amérique. U. Americanus ( Palias). Réduite également aux deux cinquièmes, de profil, en dessus et en dessous, avec la mâchoire inférieure vue de profil en dehors et partiellement en dedans , d après un crâne tiré d’un individu mâle bien adulte , et qui a vécu longtemps dans la ménagerie du Muséum , où il est mort en 1838.

Et d un jeune individu de la même espèce, au même degré de réduction, avec les osselets de l’ouïe assemblés et de grandeur naturelle.

G. Ursus. !2

PL. VI. - Tf.te.

De I'Oürs de la Californie. U. Arctos ferox. Réduite au tiers.

Mâle adulte de profil, en dessus, en dessous et en arriére, avec la mâchoire inférieure, de profil en dehors et en partie en dedans, d'après celle du squelette , PI. II

Jeune et de sexe inconnu , de profil seulement , d'après un crâne retiré d'une peau rapportée de la Californie , par M. P. E. Botta , ! un de mes élèves lors de son voyage de circumnavigation sur le Héros.

De I'Ocrs d'Eorope. U. Arctos. L

Mâle adulte au même degré de réduction ; mais seulement de profil en dessus et en dessous.

En examinant les figures que nous avons consacrées à montrer la face inférieure du crâne des différentes espèces d'Ours, on aura la confirmation de ce que nous avons dit dans notre Ostéographie, p 6. que la caisse du temporal est, dans ce genre d'animaux, fort plate et réellement bulleuse, point de ressemblance avec les Phoques. C'est donc par une pure inadvertance que M. G. Cuvier a pu dire, page 278 de son Ostéographie des Carnassiers, que dans l'Ours et dans le Chien la caisse est saillante et vésiculeuse. Ce qui est vrai pour celui-ci , mais nullement pour celui-lâ.

On pourra également relever une contradiction qui s'est glissée dans le même mémoire de M. Cuvier, disant, p. 274 , que le tubercule de l'occipital qui , dans l’Ours, se joint à l'apophyse mastoïde du temporal, est, dans le Raton, séparé par une large échancrure ; et, page 278 , que dans le Blaireau le tubercule de l’occipital est séparé de l'apophyse mastoïde du temporal, comme dans lOurs et le Raton , et c’est cette dernière version qui est vraie.

PL. Vil. - Tète et mâchoire inférieure de plusieurs variétés de I Oors commün d'Europe. ( U- Arctos. L. ) .

malheureusement sans sexes connus , au même degré de réduction et dans les mêmes projections, afin de faciliter la comparaison.

a. De I'Oors brün des Alpes.

b. De I’Oürs brün de Norwégk.

c. De I’Oürs des Astüries.

d. De I'Oürs brün de Pologne.

e De I’Oürs élancé de Pologne.

Tous, sauf celui des Asturies, déjà figurés par M. G. Cuvier, PI. XXII du tom. IV de la deuxième édition de ses Ossements fossiles, 1825.

PL. VIII. - Tète et Mâchoire infériedre.

De profil et en dessus, une seule fois en dessous pour la première ; de profil en dehors et en partie en dedans pour la seconde.

Au même degré de réduction pour rendre la comparaison plus facile.

a. De I’Oürs a grandes lèvres ( U. labiatus ).

b. De I'Oürs malais ( U. Malayanus, G. Cuvier ).

c. De I'Oürs des Cordilliéres ( U. ornatus, Fréd. Cuvier ).

La seconde d’après un crâne déjà figuré par M. G. Cuvier ; la première et la troisième d'après des crânes nouvellement dans la collection, le dernier rapporté par M. A. d'Orbigny.

PL IX. — Parties caractéristiques dü Tronc

Tirées principalement de l'Ours de la Californie ( V. Arctos ferox,. et montrant réduites au tiers

Coccygiennes. Les six premières assemblées , en dessus.

EXPLICATION DES PLANCHES

De I'Oürs d’Europe ( TJ. Arctos ).

L’os hyoïde et ses cornes en dessous et de profil au tiers.

Le sternum et ses cornes en dessous et également au tiers.

L os pénien de profil et au tiers.

De I'Oürs blanc ( U. maritimus ).

L’axis et la sixième vertèbre cervicale de profil et au tiers.

De I'Oürs des Cordilliéres ( U. ornatus ).

Les mêmes vertèbres de grandeur naturelle, à cause de leurs petites dimensions.

PL. X. — Parties caractéristiques des membres.

Tirées exclusivement du côté droit de I'Oürs de la Californie ( TJ. Arctos ferox ) , avec une réduction uniforme au tiers de la grandeur naturelle.

Aux membres antérieurs.

L'Omoplate vue à sa face externe et à son extrémité articulaire.

L’Humérus en avant et en arriére.

Le Radius et le Cubitus par la face externe en connexion , avec les surfaces articulaires qui les terminent supérieurement et inférieurement à part.

Les os du Carpe, du Métacarpe et des doigts en connexions ; le Pisiforme et une phalange onguéale à part.

Aux membres postérieurs.

L’ Os innominé ou le Demi-Bassin vu en dessous ; avec la cavité colyloïde en face à part .

Le Fémur vu en avant et en arrière , et à part ses deux extrémités articulaires.

0 Le Tibia et le Péroné en connexion, en avant et en arriére.

La Rotule en avant.

Les os du pied , c'est-à-dire du Tarse , du Métatarse et des Doigts articulés dans leurs connexions naturelles, et vus en dessus, avec et à part; le Calcanéum vu en dessus , et l' Astragale vu en dessous.

PL. XL — Parties caractéristiques des membres.

Toutes du côté droit réduites au tiers de la grandeur naturelle, et tirées surtout des espèces dont le squelette n'a pas été figuré.

De I'Oürs d' Amérique ( U. Americanus ).

L’Omoplate à la face externe et de profil.

L'Humérus par devant.

Le Radius à sa face antérieure.

Le Çubitus à la face externe.

Les Os de la Main en connexion , si ce n’est le Scaphoïde enlevé et figuré à part sur ses deux

L’Os innominé ou Demi-Bassin à sa face externe.

L'Humérus à sa face postérieure.

La Rotule à sa face antérieure.

Le Tibia , face externe.

Le Péroné vu en dehors.

Les Os du Pied en connexion , sauf Y Astragale enlevé et figuré à part, en dessus et en dessous. De I'Oürs A grandes lèvres ( U- labiatus).

D’après le squelette fait, sous mes yeux , d'un individu qui a vécu dans la ménagerie , donné par M. Dussumier.

L’ Omoplate à sa face externe.

L’extrémité inférieure de Y Humérus.

Le Radius, face externe.

Le Cubitus , même face.

Les Os de la Main en face , sauf le Scaphoïde enlevé et représenté à part sur ses deux faces. L’Os innominé, face externe.

Le Fémur en arriére.

La Rotule antérieurement.

Le Tibia et le Péroné soudés, vus à la face externe et à leur tête supérieure.

Les Os du Pied en place , sauf Y Astragale enlevé et figuré à part sur ses deux faces.

De I Oürs DES Cordillières ( U. ornalus ).

L’Humérus au tiers et vu de face, pour montrer plus clairement que dans le squelette, pl. IV, le trou dont est percé le condyle interne.

PL. XII - Système dentaire.

De grandeur naturelle dans toutes les figures.

De l'ÜDRS d’Amérique ( U. Americanus ) , que nous avons été obligé de prendre ici pour type, quoique dans notre Odontographic ce soit l’Ours d’Europe qui en ail servi, parce que les tubercules des dents sont bien mieux conservés.

Toutes les dents incisives, canines, avant-molaires , principales, arrière molaires, supérieures et inférieures, avec leurs racines et leurs alvéoles.

La série verticale de gauebe montre , par la couronne, les incisives et les molaires supérieures et inférieures.

De I’Ocrs BLANC ( U. maritimus ).

De 1 Ours noir ( U. Americanus ).

Les incisives, les canines et les molaires, aux deux mâchoires.

De IOürs des Cordillières ( U. ornalus).

De I Oürs Malais ( U. Malayanus ).

Les deux séries verticales de gauche sont employées à faire voir les vanatiuns d’âge qu’éprouve le système dentaire avant l’état adulte, en commentant par trois ügurcs qui montrent aux deux mâchoires les dents de lait avec les germes de celles qui doivent les remplacer, et terminant par les figures qui ont trait au changement des avant-molaires, spécialement dans l’ U. Americanus. Enfin elles offrent inférieurement la disposition et la forme des incisives , vues de face chez les U. labiatus , où par extraordinaire manque la première paire, U. Malayanus et ornalus seulement d’un côté.

PL. Xltl. — Tètes fossiles.

Réduites au tiers et dans les projections de profil et en dessus.

De I'Oursdes cavernes ( V. spelœus ).

De Gaylenreuth, d’après le même crâne figuré par M. Cuvier.

Des environs de Nîmes, d’après le crâne que la collection du Muséum doit à la générosité de M. Larrey, membre de l’Institut.

De I’Ours Arctoide ( U. Arctoïdeus ).

De Gaylenreuth, d’après le morceau figuré par M. Cuvier.

De I’Ours d’Auvergne ( U. Arvernensis ).

Vue en dessous et au trait de profil, copiée sur la figure donnée par M. l’abbé Croizet, d’après une pièce existante dans la collection de M. de Laizer.

PL. XIV. - Tèteset portions de tètes fossiles.

De I’Ours de Liège ( U Leodiensis ).

De profil et en dessus.

Réduite au tiers des figures de grandeur naturelle, données par M. Schmerling, Pl. XV et XVI

De I’Ours ancien ( U. priscus ).

De profil et en dessus, copiée des figures doi.nées par M. G. Cuvier , Ossements fossiles. I V , Pl. XXVII bis. fig. 0.

De I'Oursd Étrurie ( U. Elruscus ).

Copiées des figures peu terminées, placées par M G. Cuvier, dans la Pl XXVII bis du tom IV, «le ses Ossements fossiles-

En remarquant la grandeur et la forme de la dernière molaire supérieure dans la dernière ligure de gauche, il parait évident que ce fragment ne peut être rapporté à l'Ours d’Auvergne.

Les deux figures suivantes à droite, l’une représentant un fragment «le mandibule gauche, portant les «Lux premières arriére molaires ; et l’autre, un fragment de maxillaire supérieur portant la principale et la première arrière-molaire , confirment cette manière de voir Quant à la quatrième qui représente encore un fragment de mâchoire supérieure, c’est ;sans doute autre chose Peut-être même n’appartieut-elle pas à un animal de ce genre ?

EXPLICATION DES PLANCHES

De rocas d'Auvergne ( U. Arvernensis ).

De profil et en dessous , réduite au tiers d'après un fragment trés-intéressant de la collection de M. l'abbé Croizet, actuellement au Muséum , avec la dent molaire postérieure, droite, de grandeur naturelle à part.

De I'Ours ? des Brèches d'Oran.

Réduite au tiers d'après une simple calotte crânienne vue en dessus , rapportée d Algérie par M. Milne-Edward, de l’Académie des Sciences, et dont il a bien voulu enrichir nos collections.

Enfin une dent canine copiée du mémoire de M. Weiss, et attribuée par lui à un Ours.

PL. XV. — Mandibules et dents fossiles.

De VU. giganteus , réduite à mo. lié de la figure donnée par M. Schmerling , PI. XVII, fig. 1.

De VU. spelœus des cavernes du Gard , réduite au tiers d après une pièce donnée au Muséum par M. Larrey

De VU. spelœus des cavernes de Franconie, d’après un os de la collection, et déjà figuré par M. G. Cuvier.

De VU. Arctoideus des cavernes de Franconie , d'après un fragment dt, jeune animal également représenté par M- Cuvier.

De VU. Leodiensis. Copiée et réduite au tiers d'après la figure donnée par M. Scbraerling, PI.XIX,fig. 2.

De YU.priscus. Copiée de la figure donnée par M. G. Cuvier, PI. XXVII bis, fig. 6.

De VU. IVeschersensis. Au tiers d'après une piéee de la collection du Muséum, provenant de celle de M. l'abbé Croizet.

De 1' 17. Arvernensis. Réduite au tiers d’un fragment de la collection du Muséum, et provenant également de celle de M. l'abbé Croizet.

L’une et l'autre n'ayant jamais été figurées.

Dans la série longitudinale inférieure sont représentées les dents incisives, canines et molaires, supérieures et inférieures, de grandeur naturelle, et sauf les canines, dans leur position relative ; mais ne provenant certainement pas du même animal.

La principale inférieure et la dernière molaire supérieure à part, pour montrer la face interne de la première et la face triturante de la seconde.

Enfin la dernière figure de cette série représente, réduite au tiers , une dent canine de VU. cultridens , d'après un échantillon trouvé en Auvergne ; et dans un espace vide se trouve le trait d’une canine inférieure du côté droit, pour montrer sa double courbure.

PL XVI. — Parties caractéristiques du tronc.

De l'Ours des cavernes , figurées au tiers de la grandeur naturelle d'après des parties de la collection du Muséum , provenant de différentes cavernes , et quelquefois avec leurs analogues dans VU. Arctos vivant actuellement.

PL. XVII. — Parties caractéristiques des membres antérieurs.

D’après des ossements de la collection palcontologique du Muséum, venant de différentes cavernes d’Allemagne ou de France, et rarement copiées de M. Schmerling, en choisissant les extrêmes de grandeur.

En tête de la série des humérus se trouve celui dont le condyle interne est percé , figuré déjà par M. Cuvier, et qui était unique dans cette particularité, à l'époque où écrivait M. Schmerling , 1832, et qui l'est encore aujourd'hui.

A ce sujet, je rapporterai une observation de M. de Christol qui, dans un envoi fort intéressant qu’il faisait au Muséum, d’un grand nombre d'os fossiles de la France méridionale, il y a plusieurs années, ajoutait, dans une note attachée à un humérus, que parmi les quatre cents os de cette sorte qu'il avait trouvés dans la caverne d'Aldène , il n'en avait pas rencontré un seul qui fût ainsi percé ; d’où il concluait, avec raison, que cet humérus était une sorte d'anomalie ou de monstruosité.

PL. XV1I1.— -Parties caractéristiques des membres postérieurs.

Chez l’Ours des cavernes, d'après des pièces de la collection du Muséum, au même degré de réduction, et provenant de différentes localités.

Nous avons également choisi les extrêmes , du moins autant que cela était possible , et nous avons

fait représenter la tête du fémur le plus grand , et de manière à montrer la fossette du ligament rond.

Sur ce point, je dirai encore que M. de Cbristol, dans une note attachée à un os de cette sorte, avait déjà relevé l'erreur échappées M. G. Cuvier, sur l'absence dans les Ours de la fossette d’insertion du ligament rond à la tête du fémur , en assurant qu'il l'avait toujours remarquée dans les nombreux fémurs trouvés, par lui, dans la caverne d'Aldène.

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