‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 37 sur 171 · V. coccygiennes · texte numérisé non relu

V. coccygiennes

(1) Dans le squelette que j’ai fait faire sous mes yeux , il n’y a certainement que treize vertèbres dorsales et sept lombaires ; mais dans celui figuré par M. Temminck, il y en avait quatorze au dos et six seulement aux lombes; ce qui est sans doute le nombre normal, puisqu’il se trouve le même dans le Kinkajou, et que le squelette d’un jeune sujet de Binturong de notre collection a aussi quatorze dorsales.

(2) M. Temminck dit trente-deux à trente-quatre ; ce qui prouve qu’il y aquelques variations.

2° Dans la série sternèbrale.

Hyoïde.

Son corps.

Ses cornes, antérieure.

postérieure.

Sternèbres, 8.

Manubrium.

Xyphoïde.

Côtes ,14-12, dont 9 + 5 ou 5.

3“ Dans les Membres antérieurs.

Omoplate.

Clavicule.

28 CARNASSIERS; SUBURSUS.

deux ou trois premières tout à fait semblables à la dernière sacrée , les sept suivantes avec apophyses épineuses articulaires et des os en V ; toutes les autres en général assez courtes pour leur grosseur , décroissant assez peu rapidement dans les deux dimensions, de manière à constituer une queue peu effilée et très - hérissée d’épines apophysaires.

La série sternèbrale est encore plus courte que dans le Kinkajou.

L’hyoïde , toujours formé de ses neuf pièces , est assez différent de celui de cet animal. D’abord son corps est très-court , subcylindrique , un peu élargi à ses extrémités et portant des cornes antérieures de trois articles , dont le premier est encore le plus large et le plus court , mais dont le troisième, de beaucoup plus long, est arqué et élargi à sa terminaison arrondie. La corne postérieure est au contraire large et courte.

Le sternum n’est composé que de huit sternèbres , en général étroites comme dans les Carnassiers inférieurs. Le manubrium assez dilaté vers son milieu, mais avec un prolongement antérieur fort court et le xiphoïde peu dilaté.

Les côtes ne sont qu’au nombre de treize paires dans notre squelette adulte, et de quatorze dans le jeune, dont neuf sont sternales, la corne de la dernière étant collée contre la première asternale. Elles sont du reste , ainsi que les cornes , de mêmes forme et proportion que dans le Kinkajou.

Les membres sont proportionnellement un peu plus longs que dans cet animal.

L’omoplate , fort large , flabelliforme , moins arrondie dans son bord antérieur , moins distinctement appendiculée à son angle postérieur et supérieur que dans celle du Kinkajou , a son apophyse acromion évidemment bifurquée.

Je me suis encore assuré moi-même , avant de donner le squelette à faire , qu’il n’y a pas plus de clavicule dans l’Arctitis que dans le Kinkajou , mais seulement une aponévrose ligamenteuse séparant le muscle trapèze du deltoïde.

L’humérus , proportionnellement plus long , puisqu’il est presque double de l’omoplate, tandis que dans le Kinkajou il s’en faut d’un cinquième , est aussi moins robuste , plus uni , moins accentué , plus droit ; mais il est également percé au condyle interne.

11 en est de même de l’avant-bras , également plus long et plus faible. Le radius a du reste sa tête supérieure ronde , et son extrémité inférieure creusée à sa face dorsale de gouttières profondes. Le cubitus , qui occupe près de moitié de la surface articulaire humérale , est en général étroit et son apophyse olécrâne est fort courte.

Les os du carpe sont davantage comme dans le Kinkajou, seulement de taille plus grande , et les légères différences que chacun d’eux présentent , ne peuvent guère être exprimées que par l’iconographie.

On peut justement en dire autant des métacarpiens et des os des doigts, seulement ils sont évidemment proportionnellement plus gros et plus courts; les premiers de grosseur presque égale.

Les phalanges onguéales paraissent cependant bien différentes, du moins à en juger d’après la figure donnée par M. Temminck , car notre squelette en est privé. Elles ressemblent en effet à un soc de charrue , tant elles sont comprimées et élevées à la base dorsale. Rien de semblable ne m’est connu dans aucun autre animal.

Les membres postérieurs de l’Arctitis sont , comme il a déjà été observé plus haut, plus longs que les antérieurs; ils sont cependant médiocres.

L’os innominé est absolument comme dans le Kinkajou, sauf pour quelques particularités qu’une iconographie comparative peut seule faire ressortir.

Le fémur est proportionnellement un peu plus long, plus grêle; il est à peine légèrement courbé dans toute sa longueur qui dépasse d’un septième environ celle du tibia. Il est du reste toujours large et un peu aplati.

Le tibia de l’Arctitis est plus court que le fémur , tandis que dans le Kinkajou il est d’un huitième plus long. Au reste, pour la forme, la

Humérus.

Kadius.

Cubitus.

Os du Carpe.

Os du Métacarpe.

Phalanges

onguéales.

— postérieurs.

Os innominé.

Fémur.

Tibia.

30 CARNASSIERS; SUBURSUS.

l’éroné. ressemblance est presque complète , et il en est de même pour le péroné, qui est également droit et fort grêle, os du lied. Le pied est aussi à peu près dans les mêmes proportions, étant un peu plus long que le tibia. Les os qui le composent sont non-seulement les mêmes, mais encore leur forme et leurs proportions ont la plus grande ressemblance avec ce qu’ils sont dans le Kinkajou , à l’exception Métatarsiens. tles métatarsiens, proportionnellement un peu plus gros, surtout le phalanges premier , et des phalanges onguéales , qui sont , absolument comme à la main , renflées en soc de charrue.

En sorte que, comme résultat général, le squelette du Caudivolve d’Asie rappelle dans presque toutes ses parties celui d’Amérique , si ce n’est pour la tête et les phalanges onguéales.

DES OS SÉSAMOÏDES.

En générai. Ce genre d’os dans les Petits-ours est un peu plus nombreux en es-

En particulier, pèces que dans les véritables Ours.

aux Membres En effet , aux membres antérieurs ce sont sans doute ces sésamoïdes , comptés par Daubenton, qui lui ont fait dire que dans le Raton il y a quatre os du carpe à la première rangée, et cinq à la seconde (i). Le du carpe carpe n’en offre cependant qu’un petit dans le tendon du long abducteur du pouce, collé entre l’apophyse interne du scaphoïde et le trapèze; et lorsque le squelette a été fait avec beaucoup de soin , ce qui est rare , on en trouve encore deux plus petits, l’un dans le tendon du court fléchisseur du pouce , et l’autre dans celui du petit doigt ; l’un et l’autre globuleux et collés contre le métacarpien correspondant. Quant à un

(1) Suivant Daubenton , Hist. nat., VIII, p. 353 , des quatre os de la première rangée, le premier se trouvait placé derrière le second, et le quatrième derrière le troisième. Des cinq de la seconde , le premier était au-dessus du premier métacarpien , le second en partie au-dessus de ce même os et en partie au-dessus du second , et les trois autres comme à l’ordinaire. En sorte qu’il faut croire que Daubenton a compté l’apophyse interne du scaphoïde comme un os distinct, ce qui n’est certainement pas, pour le premier de la première rangée, et que le premier de la seconde est le seul sésamoïde qu’il ait vu.

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