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se localiser même dans les différentes parties du cerveau ; l’observation de SCHULTZE en est un bel exemple : à l’autopsie d’un malade mort de septicémie à la suite d’ostéomyélite d’une apophyse lombaire, on a constaté une lésion du cervelet, caractérisée par une perte de substance, et qui ne s’est révélée au cours de la maladie
‘par aucun symptôme spécial.
Les complications médullaires sont fréquentes. Dans le chapitre d'anatomie pathologique, nous avons expliqué qu’il peut s’agir d’une simple compression de la moelle par l’abcès intra-rachidien, ou d’une véritable myélite due à la localisation de l’agent infectieux dans la moelle. Quand la compression par l’abcès se fait au niveau de
J’étage lombaire supérieur, on a le tableau d’une tumeur
intra-rachidienne : parésie, paraplégie, troubles sphinctériens, etc. Au niveau des dernières vertèbres lombaires, on observe les signes de compression des nerfs de la queue de cheval ; on peut constater alors : une
rétention d'urine, une paralysie rectale avec abolition du
réflexe anal, abolition des réflexes du membre inférieur.
Ces complications, dues à la compression, disparaissent plus ou moins complètement, si l’on intervient précocement pour évacuer le foyer purulent rachidien ; sinon, elles deviennent définitives, la compression prolongée ayant provoqué une myélite irréparable. Celle-ci
a été constatée à l’autopsie ; on a vu des cas d’une des- -truction d’un segment entier de la moelle. Au cours de
la maladie, la myélite peut se traduire par une paraplég'ie, des troubles sphinctériens ; l’escharre fessière est toujours constatée. |
Dans presque toutes les ostéomyélites vertébrales, il