‹ Ostéomyélite Aiguë: De la Colonne LombaireChapitre 20 sur 31 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

THERAPEUTIQUE

Le traitement de l’ostéomyélite de la colonne lombaire, comme celui des autres segments du rachis, doit être avant tout chirurgical.

La vaccinothérapie occupe actuellement une place importante dans la thérapeutique de l’ostéomyélite vertébrale ; il faudrait l’instituer dès l'identification de l’agent pathogène ; mais elle doit être considérée comme une médication adjuvante et céder le pas au traitement opératoire.

L'intervention doit être faite le plus tôt possible, dès qu’on a reconnu la nature de l’affection ; l’expectation laisse à la maladie le temps de s’aggraver, favorise les complications et diminue les chances de guérison.

L’abcès postérieur doit être incisé largement et drainé dès son apparition, pour permettre l'évacuation du pus. Cette incision peut suffire, mais souvent il faut aller chercher la source, c’est-à-dire le foyer infectieux osseux qui est assez facile à découvrir dans l’ostéomyélite de l’arc vertébral. Au cas d’ostéite superficielle, un curettage peut suffire. Lorsque la lésion osseuse est localisée dans une apophyse épineuse ou transverse, on peut pratiquer la résection de celle-ci.

Au cas d’ostéite des lames vertébrales, la meilleure

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intervention est la laminectomie ; ellé permet d'enlever complètement un arc nécrosé et de découvrir un abcès épidural. Il faut faire attention de ne pas ouvrir accidentellement la dure-mère ; d’ailleurs, la crainte de propager l'infection aux méninges est le plus souvent injustifiée, car au voisinage de l’abcès, la dure-mère présente un épaississement protecteur.

L'intervention est plus délicate dans le cas d’une ostéomyélite du corps vertébral. Différentes voies d’accès ont été essayées, mais c’est la voie latérale, permettant d'aborder la face latérale des vertèbres, qui est la meilleure.

La technique de FONTAN semble la plus convenable :

après une incision longitudinale, faite à un travers de doigt de la ligne médiane, on découvre la lame vertébrale. En la serrant de près, pour éviter les vaisseaux et les nerfs, le doigt porté en dehors, reconnaît l’apophyse transverse qu’on sectionne aux ciseaux au niveau de sa base ; en suivant l’os, on peut alors progresser en avant et atteindre le corps vertébral.

__ L’abcès qui fuse le long du psoas doit être évacué et drainé par une large ouverture, faite à l’aide d’une incision analogue à celle qu’on pratique pour la ligature de l’artère iliaque primitive.

Dans la méningite aiguë suppurée, complication de l’ostéomyélite vertébrale, on a recours au traitement médical : c’est ici que la vaccinothérapie prend toute son importance. A l’aide de l’auto-vaccin, de la sérothérapie intra-rachidienne et des transfusions, BARANGER a pu sauver un malade atteint d’une méningite suppurée.

Quelques auteurs ont essayé un traitement chirur-

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gical consistant en drainage continu de l’espace sousarachnoïdien après laminectomie, On connaît trois cas où une telle intervention fut couronnée de succes, amenant une guérison inespérée (GŒBELL, FRASER et MAC PHERSON, RAINCY et ALTFORD).

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