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contrent chez les enfants, tandis que les lésions ayant tendance à se localiser se trouvent chez les adultes.
L’arc postérieur est rarement frappé primitivement en totalité ; le plus souvent, c’est une de ses parties qui seule est atteinte au début, en général, la'lame, siège le plus habituel du foyer de l’infection, d’où celle-ci peut se propager secondairement à l’apophyse épineuse ou transverse, Contrairement à l’ostéomyélite du corps, l’ostéomyélite de l’arc postérieur n’a pas tendance à l’extension et reste le plus souvent circonscrite ; aussi, cette localisation est beaucoup moins grave, d'autant plus qu’elle se prête mieux à une intervention.
La maladie peut intéresser non seulement une, mais deux, trois et même plusieurs vertèbres. Parfois, elle touche deux vertèbres séparées par une vertèbre saine, comme dans le cas de WILLEMS, où la première et la troisième vertèbres lombaires malades étaient séparées par la deuxième, absolument indemne.
Dans la plupart des cas d’ostéomyélite lombaire, il y a formation d’un abcès, sauf cependant dans les cas suraigus hypertoxiques, où les malades succombent avant toute localisation nette du processus infectieux. Ces abcès sont de dimensions différentes : certains, petits, existent en regard du foyer osseux, où l’intervention les découvre ; mais, dans la plupart des cas, plus volumineux, ils deviennent migrateurs et fusent à distance. Suivant la direction de cette migration, on peut diviser les abcès en deux groupes : extra ou intra-rachidiens, la co-existence de deux types étant possible.
Les abcès extra-rachidiens, même quand ils naissent de la face antérieure du corps vertébral, ont tendance à
s’extérioriser en arrière, ce qui est une éventualité très rare dans le mal de Pott. On peut expliquer ce phénomène par l'allure extensive de l’ostéomyélite du corps, qui aboutit à l’envahissement de l’apophyse transverse et même de l’arc postérieur ; mais parfois, l’abcès passe simplement entre deux apophyses transverses pour se faire jour en arrière.
L'abcès postérieur progresse dans la gouttière vertébrale. I] détruit la masse sacro-lombaire et peut rester intra-musculaire, bridée par l’épaisse aponévrose lombaire ; mais souvent, après avoir perforé celle-ci, il fuse sous la peau et devient un abcès en bouton de chemise. Le pus s'étale sous la peau, formant une tuméfaction longitudinale, fusiforme, à grand axe vertical, fluctuante, limitée par une zone d’empâtement périphérique, qui marque la transition entre l’abcès et les parties voisines restées saines.
. Un réseau veineux sous-cutané se dessine dans toute la hauteur de la région atteinte, Cette circulation superficielle est due à la gêne de la circulation veineuse profonde, provoquée par la thrombose et par la destruction des plexus veineux intra et extra-rachidiens.
L’abcès est le plus souvent paramédian, unilatéral, mais il peut être aussi bilatéral, dans le cas où les deux collections sont indépendantes et proviennent chacune d’un foyer distinct, par exemple de chaque apophyse transverse, ou encore dans le cas où le pus, issu d’un côté du rachis, a fusé vers le côté opposé. Rarement, l’abcès est médian : c’est au cas d’une lésion d’une apophyse épineuse qu’on peut le rencontrer.
Les abcès antérieurs prévertébraux peuvent, comme
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nous l’avons déjà dit, apparaître en arrière, en passant entre deux apophyses transverses. Souvent, leur migration peut emprunter la voie des abcès par congestion du mal de Pott. Ainsi, les abcès issus d’un corps vertébral ou d’une apophyse transverse suivent latéralement le canal de la gaîne du psoas, qui le conduit dans la fosse iliaque ou dans le triangle de Scarpa ; ils peuvent aussi suivre le trajet des gros vaisseaux prévertébraux et pénétrer dans le bassin au devant du sacrum, ou émerger dans la région fessière, passant par la grande échancrure sciatique. (MAKINS et ABBOT.)
L'ouverture d’un abcès donne issue au pus franc ou couleur chocolat, qui peut contenir des séquestres plus ou moins importants ; dans le fond de la plaie, on trouve une ou plusieurs vertèbres dénudées.
Dans un grand nombre de cas d’ostéomyélite lombaire, il se produit une irritation du muscle psoas, à la suite de laquelle celui-ci se contracte, ce qui se traduit cliniquement par le psoïtis.
Les abcès intra-rachidiens sont relativement fréquents, puisque, suivant GRISEL, on les trouve dans le tiers des cas d’ostéomyélite lombaire. Uniques ou multiples, ils peuvent provenir aussi bien de la face postérieure du corps vertébral ou de la face interne de l'arc, que d’une lésion de la paroï externe de la vertèbre ; dans ce dernier cas, on observe un abcès extra-rachidien qui s’est compliqué ou transformé en abcès intra-rachidien, en passant par un trou de conjugaison...
Dans le canal rachidien, l’abcès peut agir sur la moelle et sur les méninges de deux façons : soit par -compression, soit par infection, - -: -"#: :-20: ©.
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Quand la collection est bien circonscrite, bien limitée à une paroi du canal, elle agit mécaniquement, comme une tumeur intra-rachidienne, par la compression de la moelle, des racines des nerfs rachidiens ou des nerfs de la queue de cheval. Cette compression peut aussi déterminer une réaction méningée aseptique, avec hypertension, hyperalbuminose et forte réaction leucocytaire ; le liquide céphalo-rachidien devient trouble en demeurant stérile.
Mais l’abcès n'agit pas toujours par compression. Quand l'agent pathogène est très virulent, l'infection se propage aux méninges et à la moelle. Tantôt, elle provoque une légère réaction méning'ée, tantôt une véritable épidurite suppurée ; ou bien, après avoir perforé la dure-mère, elle infecte l’espace sous-arachnoïdien et détermine une myélite qui, dans les cas graves, peut aboutir à une véritable liquéfaction de la moelle, comme on a pu le constater dans certaines autopsies (SCHŒN- WERTH).
L’infection peut aussi toucher les nerfs : on a noté l’infiltration septique des racines nerveuses du plexus lombaire et des nerfs de la queue de cheval.
La lésion des méninges et de la moelle se fait le plus souvent au niveau du foyer infectieux osseux ; mais parfois, elle peut apparaître loin de la lésion vertébrale, à un étage supérieur de l’axe nerveux.
La déformation de la colonne vertébrale pendant la période aiguë est due à une contracture musculaire réflexe, qui raidit et immobilise la région vertébrale atteinte dans une attitude de cypho-scoliose, dont la convexité est dirigée du côté opposé à la lésion. Contraire-
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ment au mal de Pott, l’affaissement du corps vertébral, provoquant une gibbosité vraie, ne s’observe presque pas dans l’ostéomyélite ; on a noté cependant, dans quelques cas, une véritable gibbosité, qui a persisté définitivement (STRONG, ALGLAVE).