SIXIEME PARTIE
OSTÉOMYÉLITE CONSÉCUTIVE AUX FJÈVRES ÉRUPTIVES.
Je ne peux que signaler ici des cas d’ostéomyélite consécutive à la rougeole, la variole, la scarlatine. Il est très probable qu’ici il ne s’agit que d’infection secondaire plus ou moins tardive, c’est-à-dire due au staphylocoque ou au streptocoque. Ce sont en effet des formes aiguës, mais l’absence d’examen bactériologique ne permet pas d’être affirmatif. Ces formes aiguës s’expliquent peut-être pour certaines localisations, au maxillaire inférieur, par exemple, par le voisinage de la bouche, et les septicémies d’origine buccale ont une gravité toute spéciale.
La périostite et l’ostéomyélite varioleuse ont été l’objet de travaux spéciaux (Barié, Nève). J.-L. Petit, Lombard les avaient également décrites. C. Golgi, Litten, Orth, ont insisté sur les altérations de la moelle des os et sur les troubles de la nutrition qui en sont la conséquence. Il est à noter cependant que les lésions de la moelle osseuse sont surtout marquées vers les épiphyses, alors que les périostites au contraire siègent presque toujours sur la diaphyse de l’os.
Bidder, pour expliquer la production des arthrites suppurées ou non, post-varioliques, admet une théorie que l’on peut également appliquer aux périostites; il