‹ Ostéose Cancéreuse Diffuse et Réactions ParathroidiennesChapitre 13 sur 24 · SUSO · texte numérisé non relu

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néoplasme prostatique, caractérisée radiologiquement par des plages opaques avec épaississement de l'os.

Dans les deux cas, la localisation aux vertèbres, au bassin, aux épiphyses des os longs, et l’intégrité des zones distales est remarquable.

Examens chimiques.

LA CALCÉMIE est une recherche particulièrement intéressante dans les métastases cancéreuses diffuses. Elle doit être effectuée à jeun, le garrot peu serré, avec un matériel bien sec. Il faut répéter les analyses. Les méthodes chimiques les plus précises sont celles de Hirth et de Guillaumin.

Dans certains cas l’on obtient des résultats normaux, c’est-à-dire oscillant entre 90 et 105 mgr. par litre. Il s’agit alors de forme peu évolutive de cancer osseux avec élimination calcique rapide.

Mais dans celle où la décalcification osseuse est importante, l’on constate des chiffres élevés: 192 mgr. (dans notre cas) et même 273 mgr. (dans celui de Solcard Rolland et Quérangal des. Essartz).

Généralement toutefois elle est modérément augmentée :

116 à 129 mgr. (L. Brull, Poverman, Garin).

138 mgr. (Welti, Huguenin et Placa).

133 à 137 mgr. (cas I et II de la thèse de Thévenin).

Nous ne connaissons pas d’observation comportant une hypocalcémie appréciable.

En résumé la calcémie est tantôt normale, généralement modérément élevée (Barrescheen et Gold), elle est rarement très augmentée mais, fait important, elle varie et s'élève pendant les périodes de décalcification où on l’a vue passer de 115 à 152 mgr.

Pour Gold, Lièvre et la plupart des auteurs, la calcémie dépend de la destruction osseuse et augmente avec elle.

Dans l’ostéose cancéreuse avec hyperplasie parathyroïdienne, voici les résultats des dosages de calcium :

Observation I: 192 mgr. par litre ;

Observation Il: pas de dosage ;

Observation III : 160 mgr. ;

Observation IV : 138 megr. ;

Observation V : 102 à 112 mgr.

Ces chiffres sont donc sensiblement voisins des cas exempts d’hyperparathyroïdie.

PHOSPHATÉMIE : le dosage des phosphates inorganiques du sang est plus rarement signalé dans les observations de métastases osseuses multiples ; cependant dans la plupart des cas, ce taux est normal (25 à 40 mgr. par litre) ou élevé (80,6 mgr., thèse Thévenin, cas II ; 50 à 60 mgr., Brull, Powerman, Garin) et de nombreux auteurs insistent sur cette augmentation (Lièvre, Rivoire, Snapper, Gutmann, Swerson et Barclay Parsons, Coryn) et l’opposent à la diminution rencontrée dans l’hyperparathyroïdie, qui,

comme l’ostéose cancéreuse, s'accompagne d’hypercalcémie.

C’est également la décalcification massive qui occasionne l’hyperphosphorémie. Les chiffres augmentent en effet dans les périodes évolutives.

Dans les cas d’ostéoses cancéreuses diffuses, avec hyperplasie parathyroïdienne, voici les chiffres trou-

vés :

Observation I: calcium, 192 mgr.; phosphore, résultat discutable ;

Observation II : pas de dosage.

Observation II (concernant un myélome, multiple) : Ca, 160 mgr. ; P, 37 mgr.

Observation IV : Ca, 138 mgr.; pas de dosage du P.

Observation V : Ca, 102 mgr.; P, 27 mgr.

Certains auteurs (Enselme et Charlin), nous le verrons, devant les trop minimes anomalies rencontrées parfois dans l’hyperparathyroïdie, envisagent l’étude du rapport Ca/P qui est voisin de 3 normalement.

Dans la maladie de Recklinghausen, il est nettement augmenté, puisque le calcium s’élève alors que le phosphate s’abaisse.

En cas d’ostéose cancéreuse banale avec décalcification, il ne varie pas, puisque ces éléments sont augmentés, généralement de façon analogue. Ainsi dans le cas de Brull, Poverman, Garin, le rapport était de 2,3 — c’est-à-dire normal.

Toutefois dans le cas de Bérard et de ses collaborateurs, le rapport est de 4, et dans celui de Barr et

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Bulger il est de 4,3, ec qui est un chiffre modérément élevé.

Dans l’ostéose cancéreuse diffuse avec hyperplasie parathyroïdienne deux facteurs doivent être en jeu :

La décalcification intense, qui détermine de l’hypercalcémie et de lhyperphosphatémie ;

L'hyperfonctionnement parathyroïdien qui tend à augmenter la calcémie mais également à diminuer la phosphatémie.

BILAN CALCIQUE : Le bilan calcique a été parfois recherché dans les ostéoses cancéreuses diffuses. On met le malade à un régime connu, on pèse les aliments, on évalue les quantités de phosphore et de calcium ingérées, soit avec des tables, soit et de préférence grâce à des analyses de ces aliments.

Albright et ses collaborateurs préfèrent soumettre le sujet à un régime pauvre en calcium. D’autres choisissent un régime juste suffisant pour un équilibre calcique. On recueille les urines et les matières du lendemain et des jours suivants, et on dose la quantité de phosphate et de calcium.

Pour que l’épreuve ait de la valeur, il faut qu’elle soit poursuivie plusieurs jours ; néanmoins elle représente un énorme travail, et une source d’erreurs multiples. Sans vouloir retirer la grande valeur théorique de ces résultats, il faut bien dire que la plupart des auteurs se bornent à rechercher le taux de ja calciurie et de la phosphaturie (Jung). En effet ces dosages donnent, dans la majorité des cas, des

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