‹ Ostéose Cancéreuse Diffuse et Réactions ParathroidiennesChapitre 16 sur 24 · CHI · texte numérisé non relu

CHI

quatre glandes participent à l'augmentation de volume et où celle-ci est beaucoup moins importante.

Il est certain que l’ostéite fibro-kystique de Reck- Hinghausen n’est pas toujours en corrélation avec un adénome, mais est parfois due à une hyperplasie des parathyroïdes (Albright, Blomberg, Caltlemen, Churchill citent 14 cas d’hyperplasie sur 101 ostéites fibro-kystiques. Mandl a d’ailleurs reconnu ce fait). Mais alors cette hyperplasie prend des dimensions énormes, voisines de celles des adénomes et sans rapport avec les légers hyperfonctionnements signalés dans diverses affections (Lièvre).

Dans ces cas d’ostéite de Recklinghausen on trouve à l'examen des parathyroïdes les anomalies suivantes :

Ce sont les cellules principales tantôt claires, tantôt foncées, qui participent à l’hyperplasie ; ces cellules sont plus volumineuses avec de gros noyaux, un protoplasme compact ; elles constituent parfois des alvéoles où l’on distingue un peu de substance colloïde. Les cellules éosinophiles sont tantôt assez rares (Albright et ses collaborateurs), généralement beaucoup plus fréquentes que dans une glande normale et sont plus volumineuses encore ; parfois elles se groupent en amas.

Tous les auteurs attachent de l’importance à lhyperplasie des cellules principales. Quant aux cellules éosinophiles, leur rôle physiologique est discuté. Pour certains (Lièvre) il est accessoire, car dans les parathyroïdes infantiles, pourtant actives, ces cellules

ARRTAENSS

sont rares, alors qu’elles sont plus fréquentes chez le vieillard. Pour d’autres auteurs (Maresh, Tanazewski), elles paraissent être un signe précieux d’hyperfonctionnement. Elles sont en effet beaucoup plus nombreuses en général dans les adénomes toxiques que dans les glandes normales.

Ainsi donc l’hyperplasie parathyroïdienne se caractérise histologiquement avant tout par une augmentation des cellules principales qui sont volumineuses avec un gros noyau et un protoplasme parfois compact. parfois vacuolaire, et qui sécrète une substance colloïde. L’on constate généralement une augmentation souvent considérable des cellules éosinophiles. La glande est compacte, brun chamois, de type infantile, la graisse ayant presque disparu. Parfois la capsule présente un éclatement comme dans certaines hypertrophies expérimentales (Welti, Huguenin, Placa).

Nous trouvons la plupart de ces caractères dans les cinq observations d’ostéoses cancéreuses. Certes, sauf dans le cas de Klemperer, les dimensions des parathyroïdes sont à peine augmentées. Tous les auteurs se sont demandés s’il s'agissait d’une hyperplasie ou d’un adénome. |

Klemperer conclut plutôt à l’hyperplasie, car les : autres parathyroïdes présentaient des modifications cellulaires comparables. Dans les autres observations, il s'agissait également d’hyperplasie ; mais l’on constatait des micro-adénomes également.

Nous avons déjà vu que lostéite de Reckling-

hausen était due tantôt à un adénome, tantôt à une hyperplasie. De même dans l’acromégalie, on trouve tantôt un adénome chromophile, tantôt une hyperplasie de cellules éosinophiles de l’hypophyse (Atkinson trouve 40 % d’adénomes pour 16 % d’hyperplasies, et Cushing cite des chiffres analogues).

Dans les syndromes de basedowiens on peut faire la même remarque sur les adénomes et les hyperplasies. Nous touchons là au problème tant de fois discuté de leurs rapports respectifs. Cette discussion n'a peut-être pas l'importance que l’on pourrait croire de prime abord, car l'essentiel est de savoir s’il y a ou non hyperfonctionnement physiologique.

Il nous reste, avant de pouvoir affirmer cet hyperfonctionnement, à examiner les cas d’adénomes non fonctionnels. L’on sait que pour la thyroïde, par exemple, il existe des adénomes simples sans rôle physiologique et quelques adénomes toxiques. Il semble qu’il er soit ainsi pour les parathyroïdes. Jadis, quelques cas d’adénomes non fonctionnels avaient été décrits, mais ils sont anciens et l’on n’en peut tirer aucune conclusion. Depuis ces dernières années, nous en connaissons quelques cas, dont trois où l’hyperparathyroïdie a été recherchée sans succès (Bergstrand, Maresh, Welti), mais il faut insister avec Lièvre sur la grande rareté de ces constatations, les adénomes parathyroïdiens étant dans l’immense majorité des cas sécrétoires

Des adénomes microscopiques et des hyperplasies légères ont été signalés dans les ostéopathies de ca-

Page 1