PES. PA
À Ia colonne vertébrale : l’Equisetum.
Au tibia : le Géranium.
Aux nerfs et aux veines : le Plantago.
À la main : le Palma Christi, les feuilles de Ficus.
Enfin à-la tête : le pavot. Il est évident que le pavot joue un rôle considérable sur les fonctions cérébrales.
Mais à la tête, il trouve une concordance bien plus curieuse, c’est la Noix :
L’écorce extérieure correspond au tissu mou et chevelu, au péricrâne; l’écorce intérieure, d’une dureté lignieuse, au crâne; les pellicules intérieures aux méninges; la substance nutritive au cerveau.
La Noix est donc la signature intégrale de la tête.
Mais CROLLIUS va plus loin; ce n’est plus sur la forme qu'il se base, mais sur l’attitude quand il recommande le Lys dans l’apoplexie par ce que sa fleur pend comme la tête qui est malade.
Ainsi que nous l’avons vu, il conseille le cristal, le silex, le lapis pour le traitement des calculs.
Il utilise contre les cicatrices les résineux; dans l’érysipèle, la graine rouge de l’Oxylapathe; dans les hémorragies, le santal rouge, le corail, la sanguinaire ; dans l’ictère, la Chélidoine ,le Safran; contre la scro-
fule, la Scrofulaire.
Alors il poursuit son étude analogique sur tous les plans. Il compare les phénomènes astronomiques et météorologiques aux phénomènes physiologiques. Il constate que chez l’homme, à forme variable correspond tempérament différent et il compare gestes et attitudes entre animaux et humains, étude que repren- | dra plus tard PORTA. Plus près de nous, le peintre LE- BRUN, suivant cette théorie, dessina côte à côte une tête d’aigle et une face humaine aux yeux perçants et au nez fortement busqué; de même une tête de lion
et un homme à facies léonin.…
Enfin Crollius note la correspondance qui unit les
métaux aux astres :
SATURNE Plubum VENUS Cruprum JUPITER Stannum MERCURE Vif argent MARS Ferrum LUNE Argentum
SOLEIL Aurum
Et ceci présente une grande importance en pleine
Renaissance du point de vue astrologique.
Que conclure aujourd’hui de cés concordances; la médecine populaire continue à nous en présenter des exemples et le collier de Marrons d’Inde demeure dans bien des campagnes le remède externe idéal contre les
hémorroïdes.
De plus faut-il voir là une simple coïncidence, ou
“AM LRU
existe-t-il une relation entre la spore tétraédique du Lycopode et la morphologie de la cellule hépatique; fait troublant, car dans la thérapeutique homæopathique, Lycopodium est le remède de fond des états
hépatiques.