‹ Oswald CrolliusMoine, Médecin, PhilosopheChapitre 7 sur 25 · SAIT · texte numérisé non relu

SAIT

tecte créateur, semble affirmer le Professeur ROUVIFRE dans la Philosophie de l’Anatomie.

Mais Lecomte du Nouy, Larmarck, Darwin voyaient déjà dans l’évolution du Monde une succession d'êtres tendant sans cesse vers des perfectionnements. Pour Lecomte du Nouv, ce n’est pas un transformisme ni une pré-formation, mais c’est un téléfinalisme.

Certes dans cet acheminement vers la perfection, il y a eu des essais malheureux, il y a même eu des périodes de recul. C’est que, si pendant la Renaïissance le chercheur réfléchissait, se repliait sur soi pour comprendre (cum-prehendere), aujourd’hui les difficultés de la vie, l'obligation d'assurer son existence par des moyens bien matériels, le besoin d’argent, ont changé la direction, l’orientation des recherches philosophiques.

‘Autrefois on observait, aujourd’hui on examine ;

c’est moins profond.

Malgré ces moments d’arrêt, l’évolution semble se faire vers un développement meilleur de l’esprit.

Ainsi à la Renaissance l’homme n’est plus un rouage dans le Monde, mais il est considéré comme un être pensant. C’est alors qu’apparaît la notion de Portrait. À peu d’exceptions près avant cette époque, la représentation de l’homme était anonyme. Avec

Léonard de Vinci la figuration humaine est nettement

va

NE à: ee

individualisée, contrairement aux Canons de l’Art

Grec.

Mais du point de vue médical, la révolution est

tout aussi importante.

A la fin de l’époque Médiévale, le désordre dans la Médecine est à son comble; c’est alors que paraît un des plus grands médecins de tous les temps, non un médecin distributeur de recettes, mais un médecin dont la thérapeutique repose sur une doctrine solide : PARACELSE.

Et avant de lire CroLuIwS, il convient d'étudier l'essentiel de la doctrine de PARACELSE qui fut son

maître. \

Trois notions dominent la doctrine de PARACELSE:

Le Firmament, les trois Substances, le Corpus me-

dium.

Le Firmament :

À l'opposé de GALIEN, PARACELSE ne considère pas le malade comme un homme quelconque, mais comme un être qui a été créé pour une fonction définie. L’étudier lui seul pour le traiter conduit à un échec, car il est sous la dépendance de la Nature et du Monde.

L'homme naît avec un ensemble de possibilités qui

constitue son devenir, et, ce devenir est dicté par la

ce AOC:

situation des Constellations entre elles le jour de sa

naissance, c’est son Firmament.

La Nature, les Astres contrôlent l’homme et ont des répercussions sur son devenir. Certes l’homme peut choisir; ce n’est pas le Mektoub des Musulmans ni avant lui le Fatum latin: il a encore une certaine liberté, bien plus en se mariant, le Firmament de son conjoint agira su: Jui. Maïs il est marqué, et en l’étu-

diant il faut tenir compte des résonnances astrales.

Il faut donc considérer l’homme dans ses rapports avec l’Univers. Et c’est là qu’apparaît la notion du Microscome (l’homme) et du Macroscome (l’univers). PARACELSE écrit :

« Tel le ciel, avec tout son firmament, ses constellations et autres attributs, existe selon et pour luimême, tel l’homme sera aussi puissamment constellé d’astres à l’intérieur de lui et pour lui. Et de même que le firmament est dans le ciel, en sa propre puissance de telle sorte qu'il n’est gouverné par aucune créature, le firmament qui est dans l’homme n’est pas plus régi par les autres créatures, mais il est en luimême, ce firmament libre et puissant n’obéissant à aucun ordre. D’où vous pouvez conclure qu’il y a deux

sortes de créatures : l’une, le Ciel et la Terre, l’autre

l'Homme. »

Mais il faut apprendre à regarder l’être humain

avant de le traiter. Il faut lire son devenir; et, ajoute

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