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PLAIES DE L’OREILLE EXTERNE

Nous n’envisagerons pas ici les plaies du conduit, consécutives à une fracture du crâne ou à une chute sur le menton ce ne sont pas des plaies de guerre.

Anatomie pathologique et symptômes. — Les lésions isolées du conduit portent presque exclusivement sur sa portion externe, membraneuse.

Les blessures de la portion osseuse sont toujours secondaires à une fracture de la mastoïde ou de l’os tympanal et s’accompagnent de lésions de l’oreille moyenne : elles seront étudiées avec les traumatismes de la région auriculo-mastoïdienne.

On observe, au niveau du méat auditif ou plus profondément, soit une plaie pénétrante à un seul orifice, soit plus rarement une plaie en séton.

La lésion porte uniquement sur les téguments ou intéresse en même temps le squelette cartilagineux : c’est le cas ordinaire.

Otorrhagie et douleur provoquée par les mouvements de l’articulation temporo-maxillaire sont les deux signes du début. La plaie peut guérir aseptiquement.

Souvent, le projectile resté dans le voisinage détermine une suppuration qui se déverse à l’extérieur par la plaie du conduit. La guérison tarde à apparaître, les tissus s’infiltrent et la cicatrisation amène une slénose qui altère l’audition : c’est le grand danger d’une plaie infectée du conduit.

Traitement. — Il faut éviter la sténose avant tout. La plaie nettoyée sera débridée suivant l'axe du conduit , explorée au stylet et le projectile extrait, s’il est resté dans le voisinage de l’orifice; puis on tamponnera à la gaze sèche stérile.

Même débridement et recherche du projectile si la suppuration se produit. Quand la disposition du trajet s opposera à un drainage suffisant, on n'hésitera pas à faire une contre-ouverture en position déclive qui permettra la cicatrisation du conduit.

OTITES.

PLAIES DE GUERRE

Traitement de la sténose. —Il faut recourir au traitement chirurgical si la dilatation simple par tamponnement n’amène aucun résultat.

II consiste à faire une incision rétro-auriculaire, à décoller le pavillon et la paroi postérieure du conduit et à exciser la partie cicatricielle.

Cela même peut ne pas suffire, et suivant les cas, on sera conduit à réséquer à la gouge une portion plus ou moins étendue de la 'paroi osseuse postéro -supérieure ; la paroi membraneuse correspondante sera excisée ou simplement taillée en un lambeau à charnière inférieure qui sera rabattu en bas et en arrière suivant le mode habituel de plastique du conduit au cours de l’évidement. On terminera par la suture de la plaie rétro-auriculaire et l’on pansera par le conduit jusqu’à épidermisation complète.

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