QUATRIÈME PARTIE
expertise
L’expertise, dans cette guerre, ne constitue pas, la partie a plus importante de la besogne de Touriste, car, aujourdhm üomme toujours la médecine est axant tout 1 art de guérir, mais c’est elle qui nous a révélé les problèmes les plus difficiles et les plus'nouveaux. . . ; ,
Le nombre des oreilles lésées dépasse toute Pension es surdités totales ou partielles, définitives ou curables reeU ■ou simulées, demandent de fréquents examens pour la mise
en réforme et l’indemnisation.
Les otorrhéiques et les demi-sourds ont été incorporés e grand nombre, et la plupart d’entre eux sont parfaitement aptes au service armé; ils feront acte de soldats ^les condition que le commandement acquière la certitude qu ils J.»™», «.livent servir. M,l .Méc.iennés, ils ievr.»»e» .» poids mort pour l’armée, un encombrement pour les hôpitaux,
une plaie sociale. . . , ,
Cette expertise a donc pour but l’indemnisation des surdité traumatiques graves qt le choix entre aptes, auxiliaires t exempts. Elle ressemble, par beaucoup de points, aux expertises du temps de paix, nécessitées par les accidents du tra vail ou delà rue, mais la guerre a élargi considérablement le champ de nos expériences et provoqué 1 application de nouvelles méthodes importantes.
L’expert ne doit pas se représenter comme le défenseur de l’État ou du blessé. Il ne prend parti ni pour 1 un ni pour l’autre- il s’entoure de toutes les données susceptibles de confirmer les dires de l’homme, de même qu’il prend toutes les
EXPERTISE
précautions requises pour éprouver sa sincérité et se mettre en garde contre une exagération possible. Il ne voit pas, a priori, des simulateurs chez tous ses malades; il commence son examen sans aucune idée préconçue.
L’expertise comprendra les commémoratifs, l’examen objectif, l’examen fonctionnel, au point de vue audition et équilibration.