‹ Otites et surdités de guerreChapitre 27 sur 67 · COMMÉMORATIFS · texte numérisé non relu

COMMÉMORATIFS

, L’étude des commémoratifs présente une grande importance.

On s’informera si le blessé a présenté des écoulements et suppurations d’oreille antérieurement à la guerre, on fera préciser la durée de ceux-ci, les modes de traitement employés; on se renseignera aussi sur l’audition. Le fait d’exercer certaines professions prouve que le blessé ne devait pas être très sourd; on devra savoir s’il a été déclaré « bon » pour le service militaire ou s’il a été exempté et pourquoi. Une grande surdité étant incompatible avec le service en campagne, nous admettons qu’elle n’existait pas au début de la guerre.

Un sujet dur d’oreille et offrant des lésions banales du tympan, telles qu’épaississement, rétraction de la membrane, est an premier abord suspect, s’il attribue son infirmité à un traumatisme récent; il est bon alors de faire procéder à une enquête par la gendarmerie dans le milieu où il fréquentait autrefois ; on peut aussi écrire à l’officier qui commandait sa compagnie pour savoir s’il était connu comme sourd avant sa blessure.

Avouons que ces recherches officielles donnent rarement un résultat sérieux : l’enquête régimentaire, parce que les souvenirs Sont difficiles à fixer sur ce point, et souvent parce que les témoins ont disparu; celle du gendarme, parce que la véracité des voisins et des camarades est sujette à caution.

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