LE VRAI PATRIOTISME CANADIEN
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Nous voici arrivé au terme de cette série de questions et de réponses, simplement esquissées, touchant le problème actuel, très grave et très compliqué, de nos destinées comme race canadienne-française. Nous n'avons pas eu l'intention, trop audacieuse, ni nous n'avons l'illusion, trop naïve, de traiter la question un peu au complet : nous attendons au contraire que d’autres patriotes, plus autorisés et plus savants, approfondissent davantage le sujet et l'éclairent plus puissamment.
Le peu que nous avons fait témoigne au moins du désir qui nous anime, avec bien d’autres, de voir étudier sous ses divers aspects, à la lumière de principes sûrs, le problème de notre devoir national, à l'heure présente. Nous avons cru que l'importance du sujet valait la peine et même faisait un devoir de l'aborder franchement. Non moins franchement nous avons cru devoir opposer de sérieuses raisons, pour le bien de notre peuple, à certain entraînement nationaliste, qui nous paraît de plus en plus dangereux, à mesure que nous en étudions mieux la n ture et que nous en voyons plus clairement les résultats.
Cette opposition, quelque calme et raisonnée que nous ayons essayé de la présenter, n'a pas dû, naturellement, plaire à tout le monde, mais l’âge et l'expérience nous ont appris qu'il faut souvent renoncer À plaire à tout le monde, pour être utile à tous. D'ailleurs, les encouragements ne nous ont pas manqué, ni à nous ni au grand journal, qui nous à aimablement prêté une tribune libre dans ses colonnes. Ces encouragements nous sont venus de tous les côtés, de tous les partis, même de nos frères des Etats-Unis, toujours intéressés à nos destinées, mais moins emportés que nous—plus impartiaux, par conséquent—par les courants et les passions politiques du Canada.
Aux Etats-Unis comme au Canada, on a compris et on a approuvé que nous ne voulions ni de l'indépendance ni de l'annexion, que nous voulions, au contraire, le maintien de la Condéfération actuelle, avec tous les avantages et les devoirs qu’elle comporte, sans pour cela nous jeter dans l'impérialisme en demandant une réprésentation permanente dans les conseils impériaux, comme le réclament imprudemment certains nationalistes.
Sur les principes de ces derniers, qui sont à base de souveraineté du peuple et d'égoïsme national particulariste, sur leurs qualités personnelles et leurs justes revendications, comme sur leur inopportune et irritante attitude, sur leur fausse tactique et les déplorables résultats de leur campagne, nous nous sommes étendu un peu plus longuement. L'actualité du sujet et, plus encore, les dangers que nous fait courir ce mouvement, plus passionné que réfléchi, nous ont engagé à y insister davantage.
Comme nous trouvons que nos chefs religieux et politiques ont, en somme, bien fait, étant donné les circonstances, de ne pas embrigader les forces catholiques dans les cadres d’un parti politique même catholique, ainsi et à fortiori nous déplorons, étant toujours données ces mêmes circonstances,
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la création d'une école qui est bien aussi un parti, de nationalisme bri vant et passionné, dont nous n'avions pas réellement besoin, et qui, sans être catholique, nous expose sans profits appréciables à tous les périls et à toutes les réactions persécutrices qu'eût occasionnés un groupement catholique.
Quoi qu'il en soit des autres pays, plus homogènes que le nôtre et indépendants, nous ne croyons pas qu'il puisse se former chez nous, et moins encore chez les Canadiens-français que chez les Canadiens-anglais, un parti ou une école de nationalisme véritable et viable. La nationalité canadienne est encore trop instable. Comme nous ne sommes pas mûrs pour l'indépendance, qui pourrait tourner vite en désastre national, comme il serait aussi criminel qu'impolitique d'y tendre actuellement ; comme tout mouvement d'indépendance, s’il s'en produit jamais, ce que nous n'entrevoyons ni ne désirons, ne devra être ni suscité, ni même encouragé par les Canadiens-français ; ainsi, un parti nationaliste canadien-français, qu'il soit confessionnel ou qu'il ne le soit pas, ne peut être que désastreux pour nous.
— Mais dira-t-on, n'est-il donc pas permis ni possible de défendre ses droits naturelset ses droits acquis contre d’injustes empiètements, de revendiquer la réalisation des légitimes aspirations d’un peuple ou d'une race ?— Oui, tout cela est permis, encore qu'inégalement, mais à condition de respecter la justice et les droits acquis, à condition de n'employer que des moyens honnêtes, à condition de n'adhérer à aucun faux principe, à aucune théorie subversive : à condition d'agir avec prudence et modération.
Pour aimer son pays et sa race, pour accomplir tout son devoir envers la patrie, il n'est pas besoin d'être nationaliste, il suffit, aujourd'hui encore comme toujours, d'être vraiment et simplement patriote. Le patriotisme, qui est un devoir et une vertu, c’est l'amour de la patrie, le dévouement à ses intérêts, ceux-ci étant compris et servis selon la règle de morale politique posée par saint Thomas : les fins utiles des sociétés temporelles se subordonnent nécessairement à leurs fins honnêtes.
Mais qu'est-ce, au juste, que la patrie? Il importe de s'en faire une idée exacte, car la confusion serait ici très dangereuse, parce que fondamentale. “De nos jours, disait le distingué Père Schwalm, la notion de la patrie et du patriotisme semble avoir été livrée aux divagations sentimentales de
la rhétorique, profane ou sacrée. On en dit tout, excepté ce qu'elle est”.
La patrie, ce n'est pas, comme le veulent les Allemands, la race s'étendant et prenant possession de tout ce qu'elle désire pour son développement et son bien-être. Ce n’est pas non plus, selon la juste remarque d’un vieux juriste, une étendue de terre ni une réunion d'hommes quelconques. La patrie n’est pas seulement une entité géographique, ni une entité ethnique, maïs elle est aussi et surtout une entité juridique, et c'est ce qu'on oublie, trop, à notre époque de sentiments forts et de raison faible.
Aux siècles passés, qui furent des époques de bon sens et de forte doctrine, on ne concevait pas la patrie en faisant abstraction de la société civile, qui en est l'élément principal, qui en est comme l'âme et l’armature. Ainsi, après avoir parlé de l’amour et des obligations que l'on doit à ses concitoyens, à sa patrie, à son pays, Bossuet conclut ainsi : “Quiconque donc n'aime pas la société civile dont il fait partie, c’est-à-dire l'Etat où il est né, est ennemi de lui-même et de tout le genre humain”. Lorsque les auteurs de
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cette grande époque traitent des devoirs de l'homme et du citoyen envers sa patrie, c'est surtout des devoirs de ceux qui commandent et de ceux qui obéissent qu'ils nous entretiennent, et c'est à la lumière du quatrième commandement de Dieu qu'ils traitent de ces devoirs.
Le comte de Maistre ne pense pas autrement que Bossuet, sur ce point, et il dit même plus explicitement, pour renverser le sophisme que l'on élevait de son temps sur les notions vagues et déclamatoires de la patrie et du patriotisme : ‘ La patrie d’un homme est le pays entier soumis à la domination de son souverain quel qu'il soit. Les sous-divisions de ce Pays peuvent encore former dans un sens plus restreint des patries particulières, mais dont les intérêts, subordonnés au bien général, ne pe‘ivent nuire à la patrie universelle, ni gêner l'exercice de la souveraineté ; autrement, il n'y a plus de gouvernement ”.
Le même génie clair et vigoureux dit ailleurs, non moins catégoriquement : ‘* Lorsqu'on considère un certain lieu de l'univers par rapport seulement à sa position géographique et à sa nature physique, on l'appelle Pays. Mais lorsqu'on vient à considérer cette même région dans son rapport avec l'homme qui la possède et qui a droit d'y habiter, ou encore dans les rapports, d'un côté, de puissance et de protection, et, de l'autre, d'obéissance et de services qui unissent le sujet et le souverain quelconque, alors elle s'appelle patrie”.
A la lumière de ces enseignements si hautement autorisés, on voit déjà qu'il n’est pas nécessaire d'être impérialiste, mais qu'il suffit de connaître les réalités existantes, pour admettre et comprendre que le patriotisme canadien ne doit pas se borner aux choses et aux personnes de la province ou même du Dominion, mais doit embrasser, dans l'ordre raisonnable de la justice et de la charité, toute la société constituée sous l'autorité de la souveraineté britannique, de telle façon que les ‘‘ patries particulières ” restent unies, en communion de vie, d'action et d'intérêts avec la “ patrie universelle ” ; ‘‘ autrement il n'y aurait plus de gouvernement ”.
Tant que le Canada est territoire britannique, tant que nous sommes sujets du roi d'Angleterre, quelle que soit l'indépendance partielle ou même hyperbolique dont les orateurs nous fassent compliment, il est de l'essence du patriotisme canadien d’être lui aussi britannique, d'être attaché et dévoué à la société civile souveraine dont nous relevons.
N'oublions pas et ne méconnaissons pas la réalité des situations et des faits.
Nous ne sommes pas, d’ailleurs, seulement une colonie juridiquement britannique, mais nous sommes, au point de vue ethnique, une colonie dont la population est en majorité anglaise, attachée à la cause de l'Angleterre et de ses alliés, attachée aussi au lien colonial. N ‘oublions donc pas que l'autorité
l'action Le l'autorité ? Probablement, certainement même, aux ennemis ; mails, sûrement, pas à notre race.
Notre race, nous ne l'oublions pas, ne constitue qu'une minorité dans la population du Canada. Cette minorité a des droits et elle doit les conserver précieusement., Mais, justement parce qu'elle doit conserver et défen. dre ses droits, cette minorité ne doit pas dépenser inutilement ses forces en luttes inutiles et incessantes contre des décisions irrévocables : elle ne doit pas surtout les dépenser dans des luttes désastreuses, en provoquant contre nous des forces bien supérieures, par des offensives aussi perfides qu'irritantes, aussi maladroites qu'inexcusables, contre la majorité anglaise et contre toute l'Angleterre. La passion qui inspire pareille conduite n'est pas seulement aveugle, elle est fatale À toute la race ; elle sacrifie nos intérêts À ses haines et À son orgueil.
Sachons défendre énergiquement nos droits et soyons fiers, comme Canadiens et plus encore comme catholiques, de notre histoire, de nos traditions, de notre langue, de notre foi surtout, qui perfectionne toute notre vie intellectuelle et morale, mais ne soyons ni provoquants, ni arrogants, ni méprisants ; le vrai patriotisme, on l'a dit, et répété avec vérité, ‘ n'est ni agressif ni querelleur ”.
Le vrai patriotisme canadien est loyal envers la souveraineté britannique, il est sagement dévoué et au Canada et à l'Angleterre ; il ne cherche pas à s'isoler par égoïsme, mais il cherche, au contraire, à se faire des amis et des alliés ; il ne rebute pas les sympathies qui viennent à lui, il les attire et s'en montre reconnaissant.
Ajoutons, en terminant, que notre patriotisme doit être fondé sur les principes chrétiens ; il doit s'inspirer de la loi de Dieu, positivement et constamment. C'est Dieu qui a sauvé notre race, parce qu'elle lui est restée indissolublement attachée par-dessus tout : par-dessus les avantages matériels, par-dessus les sympathies : les antipathies de races, pardessus les griefs que nous avons eus envers les représentants de l'autorité.
Ce serait méconnaître singulièrement nos destinées et notre histoire que de ne pas nous rappeler les conditions providentielles et merveilleuses de notre conservation et de notre survivance, Pour nous, comme pour nos frères aînés de France, le christianisme catholique s'est tellement trouvé mêlé, heureusement, à toute notre histoire, qu'il reste toujours la condition la plus nécessaire de notre existence nationale.
D'ailleurs, la religion est nécessaire à tout vrai patriotisme. C'est elle qui l'inspire et c'est elle aussi qui le modère.
Redoutons le patriotisme qui s'émancipe de la religion et de la direction de l'Eglise. Craignons de tomber ou de nous enfoncer davantage dans la faute signalée par un grand catholique, Charles Périn : “ Parvenus À l'unité nationale et au plein exercice du drc’t politique, les hommes sont portés à croire qu'ils peuvent, dans la vie sociale, faire tout par eux seuls, et ils essayent de mettre la politique à la place de la religion. L'homme du dixneuvième siècle est si sûr de lui-même, qu'il s'imagine pouvoir, sans inconvénient, se passer de toute autorité surnaturelle. Il se persuade qu'il est libre lorsqu'il refuse de s'humilier devant Dieu, et il ne soupçonne pas que
c'est au moment où il se vante d’être affranchi qu'il est le plus durement HE 1] asservi ”’.
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Il y a, en effet, un patriotisme païen, fait d'orgueil et d'égoisme, qui met au-dessus de tout les aspirations et les intérêts de la nation. Ce fut le patriotisme tyrannique des républiques grecque et romaine, que l'on vit revivre avec terreur, aux jours de la Révolution.
“ La religion chrétienne, dit le savant auteur des ‘ Institutes de droit naturel”, honorées d'un bref de Pie IX, en recommandant une charité universelle, adoucit le patriotisme farouche, et le releva en même temps par des aspirations plus généreuses. Toutefois, les chrétiens eux-mêmes ont à se gard r d'un faux patriotisme, qui consiste moins À se dévouer pour le service de son pays qu'à l'exalter indiscrètement et à l'élever au-dessus de tout avec une jactance inspirée par l'orgueil et l'égoiïsme, C'est un point digne de remarque, que l'orgueil national se développe chez les peuples à mesure que l'égoïsme y étouffe davantage l'esprit de sacrifice et de dévouement au bien commun ”.
Pour nous, comme pour la France chrétienne, notre mère-patrie, restée notre meilleur modèle dans le bien, notre patriotisme et notre patrie ellemême, en tant que canadienne-française, n'existeront qu'à ‘a condition que nous restions chrétiens et catholiques dans touse notre vie, dans notre vie publique comme dans notre vie privée. ‘‘ Le patriotisme intégral, a dit Veuillot, le patriotisme de l'esprit et du cœur, celui qui résiste À tout et que n'atteignent ni le temps ni le sang, le patriotisme éternel sera catholique, ou tout sera fini ”.
Notre patriotisme doit réaliser le divin précepte : “ Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa Justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît’. Autrement, notre Patriotisme se fausse et nous expose À notre
perte. Dieu nous est absolument nécessaire pour continuer le ‘“ miracle canadien ”.
Post-scriptum. — Depuis que ce dernier article a été écrit, deux faits nouveaux sont venus confirmer ce que nous avons dit des principes du
nationalisme canadien et de la manière dont M. Bourassa insuffle ses passions à ses partisans.
M. Lamarche, ex-député de Nicolet, a renouvelé et confirmé son adhésion au faux principe révolutionnaire de la souveraineté du peuple, qui est à la base du natioralisme de M. Bourassa. ‘“‘A tout évènement, pour ce qui me concerne, , a dit M. Lamarche, ce que MM. Bourassa et Lavergne iront soutenir à Nicolet, audessus du Parlement du Canada, audessus même du Parlement Impérial, je reconnais la Souveraineté du peuple”.
C'est bien explicite, bien clair. C'est le premier fait.
Voici le second :
À la suite d'un long article sophistique et perfide, où il exploite cauteleusement les païoles du Pape en faveur de la paix, en même temps qu'il attise le feu de sa haine atavique et maladive contre l'Angleterre, M, Bourassa ajoute en note aux paroles de Benoît XV, invitant à “ peser avec une conscience sereine les droits et les justes aspirations des peuples ”’, cette minuscule algarade, bonne à retenir : ‘ On voit que le Pape et son secrétaire d'Etat sont fortement teintés d'hérésie nationaliste. Avis au rogue théologien impérialiste qui a transporté ses censures intégralement bleues
des colonnes de l'ancienne ‘ Action Sociale ” aux petites annonces de la “ P LE resse ”.
Qu'y a-t-il d'impérialiste ou de bleu dans nos communications ? En quoi l’ ‘‘ ancienne “ Action Sociale ”’ y est-elle concernée ? Le directeur du “ Devoir ” est bien incapable de le dire. Il doit même savoir qu'il n’en est rien. Mais il croit que l'intérêt nationaliste, l'intérêt du parti, exige que ceux qui lui refusent leur adhésion passent pour impérialistes, bleus ou rouges, selon le moment. Comme à ses amis les Allemands, cette raison d'intérêt lui suffit.
M. Bourassa aurait posé plus en beau si, ne voulant pas exposer ses théories aux éclaircissements compromettants d'une discussion de principes, il avait affecté un beau dédain silencieux pour ce qu'il appelle, dans un style emprunté de l’anticléricalisme, nos censures. Mais il n’a pu résister au penchant de sa nature plus emportée que réfléchie, et il vient de lui-même confirmer ce que nous avions dit, qu’il remplace trop souvent les raisons et la science, qui lui manquent, par les invectives et les sarcasmes, qu'il a en abondance.
Il estime probablement que cela est bien suffisant pour ses lecteurs et ses partisans, et que ceux-ci auront d'autant plus foi en lui qu'ils en recevront moins de raisons. Mais tout le monde n'a pas ce fanatisme aveugle, fait surtout de passion. Les gens de calme raison, et il s'en trouve encore parmi les admirateurs modérés du chef nationaliste, trouveront probablement que ces aménités trahissent 1n état nerveux, plutôt inquiétänt, devant une discussion qui a été habituellement bienveillante et qui n’a jamais manqué de courtoisie requise entre gens d'éducation honnôûte.
Ce petit mouvement rageur et amusant du Jupiter nationaliste n’est pas cependant pour nous offenser ni nous déplaire ; bien au contraire : nous avons donc touché juste au point sensible, qui n’est pas, il est vrai, difficile à trouver. Il aide d’ailleurs, lui aussi, à bien connaître l’un des hommes de chez nous les plus dangereux à l'heure présente — parce qu'il reste doué de belles qualités, malheureusement dominées par un idéal faux et par des passions contagieuses d'orgueil et de haine — qui s'efforcent d'entraîner les Canadiens-français hors de leurs voies traditionnelles, dans les sentiers révolutionnaires.
Que tous les bons patriotes canadiens-français qui suivent encore trop aveuglément cet homme, ouvrent bien les yeux et se demandent, en face des périls intérieurs et extérieurs qui nous entourent : Où allons-nous ? Il est grand temps de le savoir.
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Appendices