‹ Où en est l'histoire des religions? (volume 2)Chapitre 135 sur 239 · V. RELIGIONS DE l/lNDE · texte numérisé non relu

V. RELIGIONS DE l/lNDE

kya de -prier pour les morts, et certains testaments de confucéens sont très curieux à cet égard.

Aussi, malgré sa décadence monastique, le bouddhisme est encore aujourd'hui la religion populaire : « Sans doute il ne faudrait pas croire qu'en Chine tout homme du peuple sait réciter son catéchisme bouddhique. Mais, s'il n'en possède pas la lettre, l'homme du peuple chinois en a pris l'esprit, ce qui est plus. S'il se trouve, dans la Chine actuelle, quelque morale, quelque piété, quand on va aux sources, c'est toujours d'un fond de bouddhisme que cela découle... Les âmes de bonne volonté, sous une forme ou sous une autre, attendent Maitreya le Bouddha futur, et sont souvent amenées, par cette attente, dans le bercail du vrai Messie (1). »

38. Le bouddhisme qui s'implanta au Tibet (depuis 638) fut d'assez médiocre qualité : mystique et çivaïte. La règle monastique (célibat) fut souvent violée (bonnets rouges), malgré le succès relatif de réformes répétées (bonnets jaunes). A aucune époque, le niveau intellectuel et moral ne fut très élevé (moulins à prières, etc.). La barbarie tibétaine ajoute, s'il est possible, à la sorcellerie bouddho-çivaïte. — La caractéristique du bouddhisme tibétain (lamaïsme) est : 1° l'organisation hiérarchique des moines qui leur permit d'usurper et de garder le pouvoir politique; 2° la théorie des réincarnations divines, théorie indienne transformée : le grand lhama, les abbés, en général tous les dignitaires sont regardés comme des incarnations de Bouddhas ou de saints divinisés, Avalokiteçvara, etc.

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