‹ Où en est le traitement médical du CancerChapitre 10 sur 24 · MORE · texte numérisé non relu

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n’ai jamais pu admettre comme des faits sans importance et devant lesquels on doive tout simplement se résigner en pensant qu'après tout la médecine n’est rien autre qu’une philosophie .de la vie humaine. |

J'avais déjà eu l’occasion de suivre à Saint-Louis, puis à la Maison Dubois, dans le Service de mon Maître Soupault un certain nombre de malades, atteints de néoplasie maligne et qui avaient dépassé le stade d’opérabilité, pour lesquels les agents physiques ne pouvaient plus rien et qui étaient voués à une évolution fatale émaillée souvent de douleurs terribles, dont même les opiacés ne venaient plus à bout.

Puis, en 1942, étant externe dans le Service de M. Gouverneur, j'ai pu voir aussi quelques malades qui n’avaient pas la chance de pouvoir bénéficier de la chirurgie et étaient en dehors de toute thérapeutique possible. C’est alors, que tout à fait fortuitement, nous fûmes, avec mon ami Pierre Grobon, invités par M. Botello à participer à ses essais de chimiothérapie anticancéreuse à l'hôpital Necker. Nous avons collaboré depuis de façon ininterrompue au traitement des malades qui, pour la plupart, avaient dépassé le stade d’opérabilité et n’avaient plus rien à attendre d’aucun agent physique. Nous avons continué à participer à ces travaux, chaque jour plus vivement intéressés par les résultats qui, dès le début, étaient extrêmement encourageants.

À l’heure actuelle, nous avons un certain nombre d’observations datant du début ; de nouveaux malades entrepris ces temps derniers, sont en traitement et nous constatons presque. journellement des faits nouveaux qui, s’ajoutant peu à peu à un édifice dont les fondations ont été jetées, il ya 20 ans, par notre Maître, auront peut-être la chance d’apporter notre modeste contribution dans une question d’un si grand intérêt scientifique.

(NDS à cd NET ART OR

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