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de houille par les auteurs anglais Cook (x) et Kennawoy (2) après certaines théories pathogéniques modernes faisant du cancer non plus une maladie exclusivement locale, mais la manifestation d’une profonde altération humorale et peut-être viscérale comme le peuvent faire supposer les expérimentations récentes avec lés hydrocarbures, après surtout des études approfondies qui ont permis de connaître le mode de propagation de ces tumeurs à travers l’organisme, leur dissémination rapide par les vaisseaux lymphatiques et sanguins, la constitution de métastases souvent éloignées du foyer primitif et existant longtemps avant leur apparition clinique, il semble que seule soit véritablement rationnelle une thérapeutique médicale qui se proposerait de traiter le malade davantage que sa tumeur, en un mot de traiter la cause profonde, de lutter contre un déséquilibre qui règne chez le cancéreux. Mais il s’agit là d’un point encore bien obscur, et l’agent véritable des tumeurs malignes n’est pas découvert. Est-il microbien, parasitaire, chimique ou humoral ? Plusieurs causes sont peut-être en jeu à la fois. Estil donc possible d’instituer un traitement qui viserait à détruire une cause dont on ignore même la nature ? Cela paraît au premier abord assez paradoxal. Cependant, cette notion qui serait certes, d’un grand intérêt ne donnerait peut-être pas la clef du problème thérapeutique, pas plus que la découverte du bâcille de Koch n’a fait faire de progrès sérieux dans le traitement de la tuberculose. Tout ceci conduit évidemment à penser qu’en dehors des traitements qui visent à détruire la manifestation apparente de la maladie, les thérapeutiques médicales n’ont été essayées que par tâätonnement.
Les traitements médicaux
du cancer déjà proposés.
Malgré cette incertitude dans l’étiologie du cancer, et sans
doute à cause de celle-ci, de nombreuses chimiothérapies ont
été essayées et certaines ont donné lieu ? à des essais qui ont pu
faire sensation à leur moment :
L’iode el les dérivés iodés Su été utilisés, ils se sont révélés Comme ayant surtout une action décongestive sur les lésions et une action antialgique plus ou moins marquées. è
L’arsenic, sous forme d'acide arsénieux ou de composés orga-
niques a été employé aussi, fait assez curieux, puisque l’arsenic: est en général considéré comme agent cancérigène, Turnesec :
l’a employé en pommade pour le traitement d’épithélioma baso-cellulaire de la peau.
Le permanganale de polassium a servi de la même manière en emplâtres sur des tumeurs cutanées diverses. :
Le plomb a été préconisé, comme agent anticancerigène géné-
ral, après que l’on eût remarqué la rareté des néoplasies ma-
lignes chez les ouvriers travaillant dans la peinture ou dans les diverses industries utilisant ce métal ; Blair Bell aurait obtenu 15 ‘, de résultats satisfaisants sur Da mais ces résultats n’ont pas été confirmés au Congrès sur le Cancer de Londres (1924) ; l'action bienfaisante du plomb serait due à une action de thrombose dans les foyers néoplasiques et à une augmentation de la vulnérabilité des cellules cancéreuses vis-à-vis des rayons X ; en réalité les résultats obtenus par d’autres auteurs sont assez contradictoires : il semble que l’échec tienne en partie au fait que la dose thérapeutique soit très voisine de la dose toxique, d’où la fréquence des accidents observés au cours des
essals.
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