RECHUTE
1) Avant le traitement, douleurs à peu près continuelles.
2) A la 7€ heure après la 1'° injection : détente très nette. Reprise des douleurs vers 7 h. du matin jusqu’à la 2e injection.
3) Le malade ne souffre plus, après avoir reçu deux injections. Résultat maintenu jusqu’à la 728 heure après la 3e injection,
4) Rechute après interruption du traitement pendant 8 jours.
5) Deux nouvelles injections ont été faites depuis la rechute, les 30 mars et 1er avril.
6) Après deux injections, les 5 et 7 avril, disparition complète des douleurs. Résultat maintenu jusqu’à la fin (octobre 43).
EE
OBSERVATION N° 2. — Cancer de la prostate au dernier stade de l'évolution, très douloureux.
M. Ran.…., âgé de 56 ans, nous est adressé par le D' Gautier de la consulation d'Urologie de Necker, avec le diagnostic de néoplasme prostatique inopérable, accompagné de fortes crises douloureuses. Ce malade était arrivé
-à la période terminale de la maladie lorsque nous instituons le traitement :
-cachectique, grabataire, ayant de fréquentes crises très douloureuses irradiant de toutes parts, dans les lombes et dans les genoux surtout, 11 souffre particulièrement de 2 h. à 5 h. du matin et de 10 h: à 2 h. le soir. Depuis
‘plusieurs mois il s’est habitué aux opiacés et prend des doses massives de -
morphine : jusqu’à 35 cg. par vingt-quatre heures. Etant donné cet état très -avancé, le traitement ne fut entrepris et n’a été envisagé que dans le but d'utiliser son effet antialgique.
Après la 4e injection, les douleurs siégeant dans les genoux ont presque complètement disparu, l'état général s’est un peu relevé, les doses de morphine ont pu être notablement diminuées (25 cg. au lieu de 35)! Nous avons pratiqué 17 injections, puis nous avons cessé le traitement devant l'état cachectique et l’intoxication progressive consécutive à ces doses importantes d’opiacé. Le malade est mort trois mois après la fin du traitement sans que des douleurs aient repris.
OBsErvaTIoN N°0 3. — Cancer de la prostate, très douloureux. Bon état général.
M. Jor..., âgé de 52 ans, nous est présenté par le Dr Busson (Urologie de Necker), porteur d’un adénome dégénéré de la prostate, accompagné d’une violente sciatique gauche qui nécessite des injections locales d’anesthésiques (Thiodacaïne + Dunacaïine). Il vient à la consultation en s’aidant de béquilles ; da nuit des crises paroxystiques surviennent empêchant le sommeil. Il a de plus des mictions impérieuses, parfois de l'incontinence nocturne, une pollakiurie importante (J = 20, N — 8) et un résidu vésical de 600 cc. Le D' Pérard, auquel ce malade a été présenté conclut à l'nopérabilité et à l’évolution fatale.
11 y a lieu de résumer cette observation en la divisant en trois phases :
17e Phase. — Dès la première injection intraveineuse du complexe iodoioduré acide, le traitement local ayant été supprimé, une amélioration de la douleur de sciatique gauche se produit ; le malade ressent, par ailleurs, une réaction bien spéciale que nous avons pu observer chez un grand nombre de malades : quelques heures après l'injection une sensation de picotement, de travail » périnéal se produit que nous qualifions de ï réaction focale ». A la 8e injection, l'état algique est considérablement amélioré, les. crises paroxYstiques s’espacent de plus en plus, les mictions sont beaucoup moins douloureuses, la pollakiurie diminue (J =8, N = 7).
2e Phase. — Impressionnés par un résultat aussi rapide sur un malade ayant des douleurs aussi prononcées, nous décidons d'interrompre momen-