‹ Où est la disgrace? [microforme]Chapitre 10 sur 36 · Ce qu'on appelle la torroboration dun fail · texte numérisé non relu

Ce qu'on appelle la torroboration dun fail

En parlant de cette prétendue promesse que j'aurais faite àJean Charles Blais de lui obtenir unesituation sous le gouvernement, l'avocat des Pétitionnaires, M. Taschereau, s’exprime ainsi dans son factum :

« La preuve de cet acte de corrup- «tion a été faite par le témoin Jean « Charles Blais La conversation «rapportée par ce témoin entre le dé- « fendeur et lui, a eu feu à l’écar!',et «ia pu être entendue des autres per- «sonnes présentes dans l’occasion.

« Mais le fait que la conversation a «eu lieu entre eux, à l’écart, esicon- « firmé par les témoins Désiré Bouf- «fard, Mathias Roy, Nazaire Four- «nier, Alphonse Bonenfant."”

Quelle inconséquence !

51 {a conversation rapportée par le témoin Blaus n°’ a pu être entendue des autres personnes, comment alors ces personnes peuvent-elles confirmer le fait que {a conversation à eu lieu, à l'écart ou autrement ?

Evidemment le savant avocat a oublié Les notions les plus élémentaires de la logique et du bon sens.

Le plus que ces personnes pouvaient prouver c'est qu'une conversation quelconque avait eu lieu en.

tre le Défendeur et le témoin Blais.

Ont-elles du moins prouvé que j'avais eu une conversation quelcon que avec Blais, à la porte de la maison chez Bonenfant !

On se rappelle que Jean Charles Blais, témoin déclaré véridique par Son Honneur le Juge Marc-Aurèle Plamondon, a juré que la conversation que j'avais eue avec lui avait |

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commeueé dans {a maison chez Bonenfant pour se continuer dehors, à la porte.

ette conversation aurait donc eu lieu en deux endroits différents.

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