‹ Où est la disgrace? [microforme]Chapitre 3 sur 36 · MA · texte numérisé non relu

MA

à 15 où 20 éleeulon.

: par le témoime qui représ plus tard, M.

Buton, et chez né.

ge de M. Vil-

i était un dicandidats ont . Le dimanche nné chez moi.

, vingt à table.

ont ainsi pris.

sions jour pré- Monsieur Thom'avait donné ce repas: il les © lui &ans sa lle étaient MAI.

1... Ces provisiceci : il y avait au de lard, un bol de beurre, nn de gin.»

on d’une pinte

ge, M. Langesur son ordre * avait mis ces voiture.

Fournier, coner Talbot, m'a dont j'ai parela dans ta luinerai quelques

un peu après e les discours rte de l’église.

la méme table

digilde Morin *e dernier fait.

lier, Thomas » Ruel et son e première lupour ce diner L; nous étions ‘emière table, 5... Mons. Lanque je suis en- D]

Re

Revenons au témoignage de Vilmer Talbot.

« Le repas était composé des pro- « visions que Thomas Fournier m'’a- «vait remises. Le repas a duré long- « temps car la table avait été trop pe- «tite pour manger tous ensemble.

«est Mons. Thomas Fournier «qui a demandé de préparer le diner

en question.

«M, Langelier a donné quatre piastres «à ma fenme, probablement pour «cela, ce jour-là, avant de partir.

«Avant le repas, quelques-uns ci- « dessus mentionnés ont pris un coup «avec le flacon de gin dont j'ai parlé «ci-dessus. Je ne sais pas qui avait «invité les gens à diner; moi je ne «les ai pas invités.

«Il n’y à pas eu assez de pain de «ce qu'ils avaient apporté pour le «diner. M. Thomas Fournier a en- «voyé mon petit garçon dans le vil- « lage pour chercher du pain. Tho- «mas Fournier a dit qu'il le paierait «mais il ne l’a pas payés

Thomas Fournier, appelé comme témoin, établit parfaitement qu'il est l'agent de M. Langelier.

«J'ai travaillé, dit1l, ouvertement «pour M. Langelier à la dernière «élection. Je l'ai accompagné à dif- « férentes asserablées. J'ai fait de «mon mieux pour M. Langelier. »

Il est donc prouvé que M. Langelier a donné un repas à 15 ou vingt électeurs, au Buton. Les provisions ont élé ordonnées par lui. Son agent, Th. Fournier, commande le diner, mais c'est M. Langelier lui-même qui le paye. M. Langelier prend place à la première tablée, dine avec les électeurs et on n'oublie pasavant le repas de caresser ce petit flacon de gin de trois chopines. Pureté éiectorale que tout cela ! Je n'ai pas fait l'ombre de ce que je rapporte ici contre M. Langelier et Je suis disqualifié.

Mr. Langelier a répondu à cette accusation en admetzant tous les faits à charge mais en plaidant les circonstances atténuantes.

Je cite son factum.

Electeurs du Buton, ouvrez les oreilles.

« La paroisse de St. Paul de Mont-

«miny (le Buton),disent MM. Tasche- «reau et Langelier, est une localité «très éloignée et très-pauvre.

«Les candidats, quend ils «vont, sont obligés de faire un véri- «table voyage en ‘caravane avec «toutes leurs provisions (y compris «le pain), sous peine de mourir d’ina- «nition. »

Splendide, Mr. Langelier ! et vous électeurs du Buton, attrappez le beau compliment de ces petits Messieurs qui creveraient de faim chez vous s'ils n'avaient pas la précaution d’emporter toutes leurs provisions.

Electeurs du Buton! je vous ai vus plus d’une fois. Je vous ai visités chez vous, dans vos demeures, et ce sans avoir eu besoin de voyager en caravane. Jé suis monté seul, J'ai pénétré dans l’humble cabane du colon etsi je n’ai pas rouvé le fastueux élalage de la richesse, je me suis senti heureux de rencontrer partout des visages amis, des cœurs dévoués.

Je me suis assis à votre table et j'ai partagé votre nourriture. Jamais vous ne n'avez vu monter mes provisions avec moi; jamais vous ne m'entendrez crier dans une'‘cour de justice que les candidats sont obligés, quand ils vont vous voir, de «faire un véritable voyage en cara- «vane avec toutes leurs provisions, y «compris le pain, sous peine de moucrir d’inanilion.»

Electeurs du Buton! M. Langelier avait fait une faute ; la preuve contre lui à été si écrasante qu’il lui a été impossible de la nier. Que faire ? IL se défend sur vous..…...J'ai été obligé d'en agir ainsi, s’écrie-t-il par sa défense, les «électeurs du Buton sont une bande de quéteux ! !

li va plus loin encore et traite ses propres partisans, ceux qui ont dû voter pour lui, ceux du moins qui étaieut chez M. Vilmer Talbot, d'hommes qui ne savent pas vivre, de véritables gloutons.

C’est écrit en toutes lettres. IL n’y a qu'à citer :

« Le lendemain (du samedi) après «la rencontre des deux candidats à « la porte de l’église, M. Langelier «y revint (à la maison de Vilmer «Talbot) prendre son diner. Plu-

«sieurs électeurs du Buton, tous ses | «partisans déclarés, le suivirent... I] «paraîtrait que plusieurs électeurs «du Buton, invités soit par le maître «de la maison, (nous savons par le «témoignage même du mailre de la «maison que telnest pas le cas), ou «par quelque autre, ou peut-être (proprio molu....……. s'installèrent à « table.»

Ventre affamé n’a point d’oreilles; pourquoi les quéteux du Buton auraient-ils le moindre sentiment des convenances ? C’est le raisonnement présenté par MM. Taschereau et Langelier pour leur défense.

Telle est du moins l’opinion écrite, imprimée et signée du nom de M.

Taschereau, comme procureurde M.

du Buton auront occasion de prouver qu’ils se rappellent de l’injure jetée à leur face. Messieurs Langelier, Taschereau ou ceux qu'ils auront choisis et qu’ils expédieront en caravane et avec provisions au Buton, sauront nouvelles.

Pour compléter sa défense Mr.

Langelier a appuyé fortement sur le fait que les candidats ont surtout besoin de monter du pain avec eux.

C'est pour cela, je présume, que le pain ayant manqué pendant le repas en questicn..mais laissons parler le témoin Vilmer Talbot, qui a représenté plus tard Mr. Langelier au poll.

«Il n’y a pas eu assez de pain de «ce qu'ils avaient apporté pour le «diner, Mr, Thomas Fournier a en- «voyé mon petit garcon dans le «village pour chercher du pain.

«Thomas Fournier à dit qu'il le « paierait mais il ne l'a pas payé; « car j'ai été obligé de rendre le pain»

Il y a donc du pain au Buton, puis.

que l’on sait en trouver même en ne payant pas et puisqu'on laisse à un électeur du, Buton, le soin de rendre le pain qu'on avait dépensé !

Toute cette défense de M. Langelier est bien faible, pen honorable pour luiet insultante pour les élec.

teurs du Buton.

nous en donner des

Langelier.

Un jour viendra où les électeurs

2ÈMÉ FAIT.

Don de $4 à un électeur pour lui fer mer la GUEULE !

C’est M. Langelier lui-même qui a donné cet argent, en cachette, der rière une maison. Etait-ce parcequ’il pensait bien faire qu'il se £a.

chaït ainsi ?

Voici les faits.

Herménigilde Morin est électeur au Buton. Pour une raison ou pour une autre il prétendait que M. Langelier lui devait $4.00 pour dépenses électorales pendant l'élection de 1373.

En 1874 M. Langelier est allé au Buton, en caravane encore, je suppose. Il ne paya pas alors un compte qu'il devait depuis six mois. Un an se passe et cette fois M. Langelier arrive au Buton, voyageant en caravane avec moult provisions pour ne pas crever de faim et de soif. Pendant qu'il était chez Vilmer Talbot et qu'il dinait joyeusement avec quinze ou vingt partisans, un de ceux-ci lui dit bien carrément « de «payer les frais d'élection de l’an- «née d’auparavant qu'il devait au «dit Hermenigilde Morin, afin de «lui fermer la gueule. »

Vilmer Talbot, interrogé sur ce fait, l’affirme : «J'ai connaissance, «dit-il, que Ahraham Talbot, du « Buton, un électeur, est venu dire «à M. Langelier, en ma présence, le «dimanche en question de payer les «frais d'élection de l'année d’aupa- «cravant qu’il devait au dit Hermé.

«nigilde Morin, afin de lui fermer «la gueule..…....J’ai vu M. Langelier «remettre au dit M. Morin un billet «de banque que le dit Morin m'a «dit être un quatre piastres.....Le « billet de banque dont j'ai parlé à «été donné le dimanche après le « diner, dehors, au sud-ouest de la «maison chez moi. Je veux parler «du billet donné à Herménigilde « Morin. J'étais alors moi-même dans ema maison. dJ’ai vu cela par le «chassis du sud-ouest, et par acci- «dent......Quand M. Morin m'a dit «qu’il avait reçu les quatre piastres, « \ m'a dit que c'était pour de la « vaisselle qui avait été cassée chez «lui dans l'élection précédente.»

Page 1