TAXE IES ALIÉNÉS
En 1882, M. Chapleau, alors premier ministre, fit adopter une loi, imposant une taxe sur les municipalités pour l’entretien des aliénés. C'était un impôt sur une infirmité de la nature humaine ; c'était une taxe sur le désespoir de la famille, car la municipalité payait, mais il lui fallait recouvrer de la famille et le
ouvernement, en recevant ces pauvres patients, en
aisant semblant de secourir ces malheureux, disait aux municipalités : “ vous allez payer la moitié de l’entretien des patients et vous la recouvrerez des familles. ”
De sorte que, au désespoir d’avoir l’un des siens privé de sa raison, la famille était exposée à voir l'huissier venir saisir, en recouvrement de cette taxe sur le mal-
heur ! Nous avons suprimé cette taxe odieuse, nous l'avons fait disparaitre de nos statuts, où elle se trouvait comme une tache, (appl).
Et ! messieurs, aujourd’hui quelle que soitl’infortune qui frappe l’un des nôtres, l'Etat vient à son secours, les établissements publics sont ouverts et le jour où la porte de l'asile se referme sur l’un de ces déshérités du sort, la famille de celui-ci n’est plus exposée à voir le spectacle de douleur intime HR devant le public par les agents du fisc, (app.)