LIVRE L
PAG. 3ll, cor,. I, VERS I.
Je chante les moissons, les fertiles vergers. Et l'art du vigneron, et les soins des bergers, Et le nectar brillant que l'abeille nous donne : C'est l'ami de César, c'est le mien qui l'ordonne.
Astres majestueux qui mesurez les ans; Cérès, qui fis à l'homme abandonner les glands, etc.
Astres majestueux, qui, dans votre carrière. Nous dispensez les ans, nous versez la lumière; Cérès qui fis à l'homme abandonner Itss glands,- Pour ces épis dorés qui couronnent nos champs; Bacchus, dont le nectar teint les eaux des fontaines; Faunes, Nymphes des bois et des monts et des plaines; Venez, inspirez-moi : je chante vos bienfaits. Pallus, qui nous donnas l'olive de la paix; Neptune, qui d'un coup du trident redoutable Fis sortir de la terre un coursier indomptable; Vous, jeune dieu de Cée, ami des sombres bois.
Dont vingt troupeaux choisis reconnoissent les lois; Pan, qui sur le Lycée
Et prélude par eux au bonheur des humains. v\G. 3 12, COI-. I, VERS 4.
La moisson flottera.
Ou bien sème du blé...
Ils dessèchent la terre, ils épuisent les champs.
Le sage laboureur, pour la rendre fertile. Souvent sur sa surface allume un feu brillant. Qui dévore aussitôt le chaume pétillant; Soit qu'elle en tire un sel et des forces cachées ; Soit qu'à son sein brûlant des flammes attachées D'un terrain vicieux corrigent les humeurs. En faisant transpirer les malignes vapeurs; Soit plutôt que du feu les ardeurs pénétrantes Ouvrent mille conduits, qui, dans les jeunes plantes. De leur sol nourricier portent le suc heureux ; Soit qu'enfin, resserrant un fond gras et poreux. Aux froides eaux du ciel, au souffle de Borée, Au soleil dévorant il en ferme l'entrée.
PAG. 3l3, COL. I, VERS 21.
L'impure exhalaison infecte au loin les airs.
IBID., VERS 2g.
Voulut que la misère éveillât les talents.
Nul enclos avant lui ne divisoil les plaines; On jouissoit sans crainte, on moissonnoit sans peines. Il endurcit la terre ..
PAG. 3l4, COL. I, VERS 3l.
Dans son trou tortueux le mulot se tapit;
La taupe, dont les yeux au jour s'ouvrent à peine,
Y creuse sourdement sa maison souterraine;
L'avide charançon y dévore tes grains.
Et l'avare fourmi grossit ses magasins.
Tout tend vers son déclin.
11 faut savoir aussi d'un regard curieux.
Pour cultiver la terre, interroger les cieux :
Leurs signes ne sont pas moins utiles au monde
Pour sillonner les champs, que pour voguer sur l'onde.
Quand la Balance enfin, recevant le soleil. Égale au jour la nuit, le travail au sommeil; Jusqu'aux jours où l'hiver, qui suspend tes ouvrages, Inonde les vallons de ses derniers orages, De tes taureaux nerveux...
PAG. 3l5, COL. I, VERS 26.
Deux autres, s'éc.artant d'une égale distance. Siège des noirs frimas, bornent ce globe immense; Mais, entre ces glaçons et ces feux éternels. Deux autres ont reçu les malheureux mortels. Et terminent l'espace où la ligne écliptique S'étend obliquement jusqu'au double tropique.
VARIANTES DU LIVRE II
PAG. 3l5, COL. 2, VERS l8.
Plusieurs font à loisir, durant les jours d'orage. Ce qui des jours sereins déroberoit l'usage : Ils aiguisent leur soc....
TAG. 3l6, COL. I, VKRS l3.
Trois lois le roi des dieux d'un trait les renversa.
IBia. , COL. 2, VERS 33.
Le ciel fond sur la terre, et....
PAG. 3l7, COL. I, VERS lO.
Le dieu De Rliodoj)e ou d'Alhos réduit la cime en feu. L'air vomit tous ses flots, tous les vents se confondent; La rive, etc.
iniD., COL. 2, VERS l^.
Soudain l'onde eu grondant s'enfle dans ses prisons; (Jn bruit impétueux rouie du haut des monts : D'un nuigissrnictit sourd la rive au loin résonne. Et des bois murmurants le feuillage frissonne. Que je plains les nochers, quand je vois dans les airs Les plongeons à grands cris quitter le sein des mers. Les sarcelles courir sur les sables arides. Le héron s'élancer de ses marais humides!
PAG. 3l8, COL. 2, VERS 3.
f^es corbeaux même, instruits de la fin de l'orage. Folâtrent à l'envi parmi Tcjiais feuillage; Et, d'un gosier moins rau([ue annonçant les beaux jours, Vont revoir dans leur nid le fruit de leurs amours.
PAG. 3l9, COL. I, VERS lO.
Si le soleil, noirci d'une vapeur grossière. Disperse foiblemeot quelques traits de lumière. Hélas! le pampre vert protège en vain son fruit; La grêle affreuse tombe, et l'écrase à grand bruit.
Sur-tout sois attentif, lorsqu'aux bornes du monde Cet astre fatigué va rc])oser dans l'onde : Souvent il peint son front de nuages mouvants; L'azur marque la pluie, et le pourpre les vents.
Lorsque le grand César eut terminé sa vie. Tu partageas le deuil de ma triste patrie.
IBID., VERS 3o.
Sans cesse l'éclair brille et le tonnerre gronde.
IBID., VERS 3a.
Deux fois le ciel voulut....
Trouvera sous ses pas des dards rongés de rouille; Entendra retentir les casques des héros. Et d'un œil effrayé contemplera leurs os.
Leur rebelle fureur ne connoît plus de frein.