XXVIII OUVRIERE DU TEMPS PASSÉ
du même métier à Rouen ou à Toulouse ; mais l'idée qui reste dans l'esprit du lecteur, c'est que ces différences sont insignifiantes et que tout le travail français est organisé sur le modèle parisien.
Paris se trouve posséder sur ces sujets une masse énorme de documents, facilement accessibles aux chercheurs, aux Archives nationales, à celles de la préfecture de police, à la Bibliothèque ; un très grand nombre d'entre eux sont même publiés dans V Histoire générale de Paris. Cette masse en impose, et fait illusion. Ces documents, émanés plus ou moins directement du pouvoir royal, se caractérisent par une clarté, un esprit d'ordre et de méthode qu'on trouve rarement dans les statuts provinciaux,et qui séduisent 1 erudit. Ajoutez que les industriels parisiens de ce temps-là, étant d'un tem£érament^ peu ^ ven tu£ £ax . cherchaient plutôt à resserrer qu'à relâcher les liens dont on les enlaçait; la liberté du traYail était leur ennemie, leurJdjé8J„éJtdiLunL règlement de tout repos. Aussi la législation industrielle parisienne est-elle très riche et très minutieuse.
Doitr on en conclure qulil en était ainsi par toute la France ? Ce serait oublier la situation spéciale où se trouvait Paris : l a roy auté y était toujours présente, au moins par sa justice ; la municipalité n'y possédait, depuis la fin du xiv® siècle, aucune espèce d'au* tonomie; malgré son vain titre de prévôt des mar* chands^ le chef de cette municipalité n'est pas le véritable chef des corps de métier, et ce n'est pas dans les actes du bureau de ville qu'il faut cHercher l'histoire des communautés parisiennes. Pour leurs