‹ Ouvriers du temps passé (xve- xvie siècles)Chapitre 24 sur 65 · XL OUVRIERS DU TEMPS PASSÉ · texte numérisé non relu

XL OUVRIERS DU TEMPS PASSÉ

LIX. L Apothicaire. — LX. Le Maréchal. — LXXXIII. Le Tailleur. — XCVI. Le Cordonnier. Mais la plupart de ces contes renferment plus de psychologie générale que de renseignements sur la vie de la classe ouvrière; tailleur, cordonnier, maréchal, ce sont de simples étiquettes que l'auteur met sur les sentiments élémentaires de l'humanité. Il en est de môme des farces sur les chaudronniers (simples gaudrioles), les savetiers, les couturiers, les chaussetiers, que Ton rencontre dans \ Ancien Théâtre françois; elles ne présentent aucun intérêt à notre point de vue, non plus que celle de Mestier^ Marchandise, Pou d'ojcquest et Grosse Despence. On trouve un peu plus dans le Ramonneur et son Varlet et dans le Cousturier.

Gê^peu jd!âttention que la littér^tnrft ap.mrd^. à l'ouvrier est. déjà miJlndice du jeu de valeur sociale

f de ç^ilenûeiL^En partie sous l'influence des lettres gréco-latines, commence à se répandre en France cette idée saugrenue, à savoir que vivre du travail de ,âÊâjnains est quelque chose de déshonorant : « Les

f; artisans ou gens de métier, écrira Loyseau*, sont

j ceux qui exercent les arts méchaniques..., et de fait

j i nous^aEPêlpns^£ûmiïiunément mé^^

• I vîl et abjeçtj. Les artisans, étant proprement mécha-

^ niques, sont répu tés viles p ersonnes. » Mais déjà

Claude de Rubys, historiographe officiel de la ville de

Lyon, avait classé dans les métiers « sordides et

déshonnêtes » non seulement celui des bouchers, mais

« Tr. des ordres, p. 48^3, cité par M. Hanotaux, t. I, p. 471. Voy. aussi Ghassanée, Catalogus gloriœ mundi, p. 405.

Page 1