‹ OvideChapitre 100 sur 154 · Fonilques, II, III · texte numérisé non relu

Fonilques, II, III

2. Ponliqiies, IV, vi, 9, et aussi FonliquôS, I, II; I, V, I, IX, et II, HI, III, m, III, VIII. Ti'lAe,s\ IV, IV, et sur la geTns Fahia : FaAes, II, 250-242.

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cynique, va rejeter toute hypocrisie? Mais si, sur les instances de sa mère, Ovide, compromis, je ne dis pas dans quelque conspiration formelle, mais dans quelque conciliabule secret et suspect, dénoncé par quelque faux ami ou par des esclaves habilement soudoyés peut-être \ a été exilé, alors tout s'explique de cette cruauté persistante à son égard. Alors on comprend le travail que Livie a fait sur Tesprit d'Auguste pour empêcher que ce poète, qui menace de devenir son favori, s'il achève à sa gloire ce poème des FaéteSy auquel il travaille, ne prenne sur sa vieillesse une influence décisive. Alors on comprend qu'Ovide n'ait jamais désespéré d'Auguste, et que tout ce qu'on appelle chez lui basse adulation, vile flatterie, soit aussi le cri d'un cœur blessé et méconnu, qui ne veut pas croire que tout soit fini, tant qu'Auguste vit, parce qu'il sait bien qu'Auguste l'a aimé, parce qu'il ne peut penser qu'il ait cessé tout à fait de l'aimer, parce qu'il a bien compris que, si Auguste a lancé la foudre, c'est une autre qui la lui a mise en main^

Mais Livie a-t-elle eu tant de peine à persuader Auguste à son déclin? Je la vois auprès du maître vieilhssant, en quelque soir lourd et trouble de Rome, qui lui dit : « Voyez ce poète, qui n'a voulu être que poète; il se vante de n'avoir pas été soldat, d'avoir rejeté toute charge politique; il n'a chanté que les amours, l'art

1. Trléies, IV, X, loi, « Quid referam comitumque nefas famulosque nocentes? »

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