‹ OvideChapitre 99 sur 154 · Ponlujues, I, IX, 26. et aussi II, III · texte numérisé non relu

Ponlujues, I, IX, 26. et aussi II, III

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Il est vrai que, s'adressani à lui, il prend soin de rappeler que F'abius ignorait sa faute et qu'il en reçut l'aveu du poète tremblant et pleurant'. Allait-il donc compromettre un homme sulfisamment compromis sans doute, et cette précaution même qu'il prend pour dégager Fabius, plus que tout autre de ses amis, ne prouve-t-elle pas que Fabius n'ignorait rien de la question? Tout au contraire, quand, à Tomes, Ovide apprend la mort tragique et suspecte de Fabius Maximus, il s'écrie : « Tu avais décidé de supplier pour moi la divinité d'Auguste. Tu es mort avant d'avoir pu le faire, et je m'accuse, Maximus, d'avoir été la cause de ta mort, moi qui ne valais pas tant*. »

Pourquoi de la sorte s'accuser, si précisément l'exil d'Ovide n'a pas été en étroite relation avec cette ténébreuse affaire de la succession d'Auguste? S'il en était autrement, comment expliquer que Fabius Maximus, confident de l'empereur, n'ait pas obtenu pour le poète une commutation de peine ? Mais Livie et Tibère veillent, et, quand Tibère arrivera au trône, Ovide, nous le verrons, perdra tout espoir et se rejettera vers Germanicus et vers ses amis. Or, que pouvaient importer à Tibère les scandales de Julie et de Silanus? Silanus obtient de lui la permission de rentrer à Rome. Q^ue pouvait lui importer la publication de V Art d' aimer, à lui, si peu soucieux de morale privée ou publique, et qui.

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