‹ OvideChapitre 102 sur 154 · Triâtes, II, io3, et III, V, oo, et VI, 28, etc · texte numérisé non relu

Triâtes, II, io3, et III, V, oo, et VI, 28, etc

3. Triâtes, I, V, 42; II, 82 et 109; III, VI, 35; IV, IV, 3/; Politiques, I, VI, 20, VII, 44; II, II, 17.

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que celle de la poésie, qui avait proclamé à sa façon que « le buste survit à la cité », ce qui est toujours vexant pour ceux qui dirigent la cité.

Un grand poète, qui a le plus justement défini la condition du poète dans la société, Alfred de Vigny, a évoqué le ciel d'Homère, où le vieux mendiant aveugle, assis sur un trône d'or, reçoit les hommages de ceux qui forment, de son temps au nôtre, une chaîne presque ininterrompue de glorieux persécutés, de malheureux ou d'exilés : Le Tasse en son cachot, Camoëns aux fers, Cervantes sur son grabat, Milton aveugle. Corneille, J.-J. Rousseau, Malfilâtre, tous ceux « dont les noms sont écrits dans le ciel de chaque nation et sur les registres de nos hôpitaux ». Mais, en dépit de ce malheur, Stello s'écrie : « Les premiers des hommes seront toujours ceux qui feront d'une feuille de papier, d'une toile, d'un marbre, d'un son, des choses impérissables ». Ovide l'avait dit déjà :

« Les vers échappent seuls aux avides bûchers. »

Il s'était écrié déjà :

« Que les rois cèdent donc leur triomphe aux poètes*. »

C'était assez pour le rendre suspect; ne cherchons pas plus loin : voilà, par-dessus toutes les causes secondes, la cause première de son exil.

Mais, quel que fût le motif de cette proscription,

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