‹ OvideChapitre 103 sur 154 · Voir j^ mores, I, XV et III, ix · texte numérisé non relu

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l'ordre en était \k, irrévocable. Il fallait partir, heureux encore d'avoir la vie sauve, heureux de n'être pas dépouillé de ses biens. Il fallait partir, laisser sa villa confortable, aux murs de laquelle vivaient sans doute les histoires charmantes des /fléianiorpho^ics et les héroïnes de Y Art J aimer, ses beaux jardins étalés au soleil entre la voie Clodia et la voie Flaminia*, et, par delà Rome, ses promenades, ses portiques, ses salons, ses conférences, l'amitié des poètes, toute une atmosphère de gloire et d'élégance, tout un noble décor qui, de tous côtés, enveloppait l'âme d'un perpétuel enchantement !

Oh ! ces derniers moments passés en cette ville que le poète ne devait plus revoir, cette nuit d'adieux ! Lui-même nous en a laissé le récit déchirant ^; il nous a montré ses rares amis assemblés pour ses adieux, ces amis que l'on compte si nombreux, tant que sourit le bonheur, et qui s'éclipsent sitôt que la destinée projette sur nous l'ombre de ses nuages **, les larmes des siens, les esclaves, hommes, femmes, enfants pleurant et se frappant la poitrine, parce que le maître s'en va, ce gémissement qui s'élève de tous les coins de la maison, la lune éclairant cette scène de deuil et montrant sur le ciel romain la haute masse du Capitole, vers lequel il se retourne pour une ultime prière, sa femme, les che-

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