‹ OvideChapitre 109 sur 154 · Trlôteé, III, IX · texte numérisé non relu

Trlôteé, III, IX

2. Du radical de l'aoriste de T£p.va) : è'TOjJia, comparer atome.

3. Docteur Camille Allard, La Bobroutcba, Paris, Douniol, i85q.

menter la monotone, mais solennelle poésie » ; il nous a décrit Kustendjé, une plage étroite au pied d'une falaise, avec son petit port capable de contenir à peine une demi-douzaine des plus petits navires de commerce, ses ruines solitaires abandonnées sous un soleil brûlant, colonnes de granit rouge ou blocs de marbre, chapiteaux ioniques laissés au hasard sur la plage, tracés reconnaissables encore de canaux et d'égouts, poteries éparses, médailles retrouvées dès qu'on creuse le sol, inscriptions mutilées. Mais la plupart de ces débris romains datent évidemment de Tépoque où Tomes, s'appelant Constantia, du nom de la sœur de Constantin, avait déjà son nom moderne de Constantza et l'importance qu'elle a acquise de nos jours. Les plus anciennes inscriptions remontent au règne d'Hadrien, et al' époque d'Ovide, s'il existait quelques ouvrages romains, c'étaient surtout des travaux de défense.

/ Ils étaient indispensables, car Tomes se trouvait aux confins de l'Empire. Au delà, dit avec raison Ovide, il n'y avait que la glace et l'ennemi ^ et quel ennemi ! Des peuples sauvages, les Basternes et les Sarmates, les Besses et les Gètes. Ovide, au sortir des élégances de Rome, est effrayé de leur aspect : cheveux et barbes en broussaille, vêtus de peaux de bêtes et de larges braies, carquois au dos, arc en main, coutelas à la ceinture, ce sont à peine des hommes, dit le poète épouvanté'. Encore s'ils n'étaient que hideux à voir,

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