Pontiques, I, IV; III, i
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nombreux certes qu'au temps de sa prospérité, mais quelques-uns tout de même sont restés fidèles. Pour ne pas les compromettre, d'abord il n'ose pas les nommer', il se contente de s'adresser à eux par des allusions souvent assez claires, mais nul n'est désigné formellement dans les élégies qui forment les TrLiies, et ce n'est que peu à peu, après quatre ans d'exil, quand il a su sans doute que ses allusions n'avaient point porté tort auprès de l'empereur à ceux qui en étaient l'objet, qu'il a dédié expressément ses vers à l'un ou à l'autre. Nous connaissons ainsi les noms de ces derniers fidèles de l'exil et de la poésie : Fabius Maximus d'abord, qui nous est déjà bien connu ; puis un Brutus, un Rufinus, un Grécinus, qui fut consul ; son frère, Pomponius Crassus, qui fut consul après lui ; Maximus Cotta et Messalinus, fils du grand orateur Valerius Messala, qui avait encouragé, on s'en souvient, les débuts d'Ovide poète ; Rufus Fundanus, un oncle de sa femme, qu'il charge de veiller sur elle et de l'encourager dans ses démarches ; Sextus Pompée, qui avait protégé son passage chez les Bistoniens ; Suillius, qui avait épousé la fille de sa femme ; Salanus, comme les précédents, grand ami de Germanicus; l'érudit Cornélius Celsus, spécialiste des questions médicales ; enfin et naturellement les poètes, Tuticanus, qu'il a différé longtemps de nommer, parce que son nom, bizarre assemblage de longues et de brèves, ne peut entrer dans la mesure d'un vers ; Cornélius Severus, Albinovanus Pedo, Carus, précepteur des fils