‹ OvideChapitre 12 sur 154 · Tristes, IV, x · texte numérisé non relu

Tristes, IV, x

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seaux obcissanis dont les paysans se partagent le cours, tandis que le souKle des vents frais agite la chevelure des arbres*. Plus d'une fois, dans Texil, sa pense^^e se reportera, attendrie, vers ces fraîches campagnes de Sulmone". Sa chère Sulmone! n'avait-il pas prédit, au temps de son bonheur, que leurs noms resteraient inséparables dans l'avenir? Mantoue, s'écriait-il alors avec un noble orgueil,

Mantoue montre Virgile et Vérone Catulle ;

On me dira la gloire tle la race, Q,ui pour sa liberté jadis a pris les armes

Contre Rome elle-même qui trembla...

Un jour quelque étranger, contemplant les murailles

De cette fraîche et modeste Sulmone :

« Toi qui portas, s'écriera-t-il, un tel poète,

Si petite pourtant, je te dis grande » ^.

C'est ainsi : les grands poètes sont nés le plus souvent au cœur des petites villes, comme si véritablement le tumulte des grandes cités effarouchait ces Muses qui se penchent sur les enfances privilégiées; l'enfance d'Ovide à Sulmone, c'est celle de Virgile à Andes, de Catulle à Vérone, de Properce à Spello, de Ronsard en Touraine, de Lamartine à Milly.

Petite ville, cependant Sulmone s'honorait d'un glorieux passé, qu'Ovide rappelait dans ces vers ; cette race pélignienne se vantait de descendre du héros

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