‹ OvideChapitre 13 sur 154 · Amores, III, xv · texte numérisé non relu

Amores, III, xv

lo OVIDE.

Solymus, compagnon d'Enée*, patron de Sulmone, et, dans le temps où Rome voulait étendre sur T Italie sa domination, elle avait lutté contre elle ; Curius Dentatus Tavait soumise; mais deux siècles après, au cours de la « guerre sociale », elle se révoltait encore contre le pouvoir romain.

Rude petite ville, d'esprit indépendant, fier, ombrageux peut-être, que Juvénal, en dépit d'Ovide, raillera comme une ville provinciale, arriérée et prétentieuse et dont les femmes s'imaginent rivaliser d'élégance avec les Athéniennes^. Ville d'aspect encore militaire, avec ses murailles qu'évoque Ovide et aussi Silius Italiens^.

Mais autour de la cité guerrière, un peu revêche, c'est le pays le plus sain et le plus frais, tel que le décrit son poète; un peu en aval de Sulmone, le Gizio et l'Avella, petits torrents de montagnes, confluent et se dirigent vers l'Aterno; tout autour ce sont des prairies, où broutent des brebis, que nous présentent au premier plan, comme la production naturelle du pays, les cartes postales que l'on vend chez les papetiers de Sulmone''.

Ainsi vivait-elle, paisible, cette Sulmone, au temps où Ovide y était enfant ; plus de cinquante ans passés depuis sa dernière révolte contre Rome, son humeur belliqueuse était adoucie ; c'était partout la paix,

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