Pontlques, III, v
mais qu'on ne le laisse pas mourir ainsi, loin de Rome, de sa femme, de ses amis, loin des poètes, en cet affreux climat, parmi ces Barbares, où son ombre même sera condamnée, s'il y meurt, à errer après sa mort... Ses cheveux blanchissent... Son visage se ride, sa santé décline *. . . Ah ! du moins, s'il ne peut revoir Rome, qu'on lui assigne un séjour moins triste, qu'on lui permette d'habiter quelque ville d'Asie ou de Grèce! Voilà son dernier espoir... Et, les yeux vers la mer, où peut d'un instant à l'autre surgir la voile qui lui apportera sa grâce, souhaitant, mythologue jusqu'au bout, de posséder, pour s'envoler de Tomes, le char de Triptolème, les dragons de Médée, les ailes de Persée ou celles de Dédale", ingénieux, érudit, désolé, mais obstiné, il espère, il espère encore...