‹ OvideChapitre 128 sur 154 · Faétes, I, 3 à · texte numérisé non relu

Faétes, I, 3 à

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digne (kl lieu cjui la porte, laiulis (jiie clans le ciel tournoient vers lu crête des vagues les oiseaux marins aux cris rauques\ Ne peut-elle l'arracher k cet affreux séjour, battu par le froid et par les Barbares? Oui, mais il faut qu'elle le veuille, qu'elle fasse j)lus que tous les amis d'Ovide, qu'elle justifie devant la postérité les éloges qu'il donne à sa fidélité, qu'elle soit celle qu'il a décrite en ses vers. Q^u'elle apprête donc son courage et ses larmes, qu'elle choisisse un jour, une heure favorable, et qu'après un sacrifice fait sous de bons auspices, elle monte au Palatin pour aller se jeter aux pieds de Livie^ car c'est bien Livie, n'est-ce pas, qu'il faut fléchir avant tout?

Alors, si elle pardonne, le vœu d'Ovide se réalisera. Alors, il rentrera à Rome, et, tous les maux oubliés, tendres époux sur le déclin, ils consoleront Tun l'autre leur vieillesse :

ïoi aussi, que je laissai jeune à mon départ,

Mon infortune a bien dû te vieillir...

Puissé-je cependant un jour te revoir telle,

Baiser les chères rides de tes joues, Serrer entre mes bras ton corps si amaigri,

En m'écriant : *^ C'est à cause de moi ! » Te redire en pleurant mes maux parmi tes pleurs,

Et jouir d'un revoir inespéré \..

Mais parfois il doute d'elle affreusement S'il la

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