‹ OvideChapitre 14 sur 154 · Silius Italicus, IX · texte numérisé non relu

Silius Italicus, IX

4. Voir, sur Sulmone, l'article de Maurice BesnieR dans Mélanges Baldéier, Paris, Fontemoing, 1903.

UN ENFANT PRODIGE. ii

* c'élaienl les travaux charmants d'une campagne ornée de vignes, d'oliviers et de blés, les moissons, les vendanges, les olivades, les récits des veillées campagnardes, où l'on recueille de belles histoires*, les letes champêtres, où le petit Ovide porte peut-être le gâteau de miel au dieu Terme, où il saute trois fois, avec les mains pleines de fèves, les feux allumés pour les Palilies'.

Tel, parmi ces campagnards un peu montagnards des Abruzzes, en cette petite ville de Sulmone, qui a gardé depuis son souvenir en effet, comme il le souhaitait, en plein cœur de l'Italie, fils d'une vieille souche, dans un pays vivifiant et frais, grandit le petit Publius Ovidius Naso, qui porte dans son surnom le souvenir peut-être de quelque ancêtre spirituel au grand nez et dont le nom sent la bergerie, le propriétaire campagnard, possesseur de troupeaux ovins, les brebis qui vont brouter les pâturages aux pentes des Apennins.

Mais ne nous amusons point à ces jeux du vocabulaire; un fait domine toutes les considérations de race, de temps, de famille, et qui s'impose à tous avec la force d'un phénomène naturel : cet enfant est poète.

Cet enfant est poète. Que la critique, trop experte à ces jeux depuis Taine, entoure son berceau de toutes

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