PontiqueSy IV, xvi
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ment pour se laver riniestin, aurait invente le cly stère. Et, l'ayant fl6tri de ce surnom injurieux, il voue cet ennemi à tous les dieux infernaux et lui souhaite de passer par tous les genres de supplices qu'ont pu subir les héros de la lablc ou de l'histoire et dont il ne compte pas moins de deux cent trente-neuf exemples. Amusement d'un exile, qui témoigne d'une étonnante mémoire, d'une prodigieuse facilité, d'une verbosité, hélas ! non moins grande!... Lecture d'ailleurs impossible, si ce n'est à ceux qui, par principe, doivent la faire. Cela n'a pas plus d'importance littéraire que le poème des Halieulu/ucj, c'est-à-dire sur les poissons, où, pour se distraire, non content peut-être de pêcher à la ligne sur les rivages de Tomes, Ovide décrivait les charmes de cet innocent exercice —
Je m'en voudrais de sourire trop longtemps, car ce sont là encore distractions de poète. Ovide déclarait qu'il n'aimait ni le jeu, ni le vin, ni la bonne chère, qu'il n'avait plus de goût à l'amour et que, d'ailleurs, les occasions lui en manquaient \ Que lui restait-il donc, puisqu'il écartait, de prime abord, toutes les distractions de cercle ou de café, que de faire encore et toujours des vers?
Du moins pouvait-il se rendre cette justice que ses vers jusqu'alors n'avaient attaqué personne :
J'ai déjà parcouru dix lustres de ma vie, Et tous mes chants furent inofFensifs.