tf, 1, et Trldles, II, 565; V, m
LA FIN DU POLTK. aai
que la conlraicrnité poétique. 11 en évo(juc les temps et les noms charmants'; il dresse un catalogue des œuvres qu'il a vu naître, des genres cultivas par chacun de ses confrères, et, tel, il peut bien, lui, si indulgent et si doux, demander, en* terminant, un peu de pitié pour son triste sort :
Cesse de déchirer, Envie, un exilé ;
Kpargnc donc ta colère à mes cendres ; J'ai tout perdu, je n'ai conservé que La vie '
Pour sentir mes douleurs et les nourrir ; Pourquoi plonger le fer dans mes membres blessés?
Comment trouver place pour une plaie?... ^
Tels sont les derniers de ses vers, cri suprême d'un ( malheureux qui sent déjà peut-être sur lui l'ombre de la mortl... Détresse morale, et puis consomption physique que peut expliquer le chagrin, — mais ne peut-on aussi se demander si quelque autre cause n'a point hâté la fin de ce poète, qui n'a pas atteint alors la soixantaine?...
Faire encore et toujours des vers ! Cela ne semble pas tout d'abord très compromettant, mais à une telle époque cela même est-il sans danger?
Cette voix incessante, obsédante qui s'élève, là-bas, des confins de la Barbarie, mais qui parvient tout de même à Rome, comme dans le Paris du second Empire parvenaient, malgré la censure, La Lanterne ou Lej ChàtinienU, cette voix, qui n'est point courroucée, ni mena-