‹ OvideChapitre 140 sur 154 · Controvcrô'iœ, II, lo · texte numérisé non relu

Controvcrô'iœ, II, lo

25o OVIDE.

nouveaux. Si Stace et Ausone le citent, il est cité aussi par Probus et Sidoine Apollinaire.

Au lieu de rejeter les fables antiques, on se préoccupe d'y trouver des allégories : allégorie, Ulysse et les Sirènes, le pécheur résistant aux tentations ; allégorie, l'histoire de Phaéton, montrant les dangers de l'audace inconsidérée; celle de Narcisse, montrant celui de se complaire en sa beauté ; celle des compagnons d'Ulysse, les inconvénients de la goinfrerie. On rapproche Deucalion de Noé, Prométhée créant l'homme de Dieu le Père, Pythagore et ses disciples des Apôtres ou des solitaires de la Thébaïde. Lactance, en sonpoèm.e du Phénix, voit dans l'oiseau toujours renaissant de ses cendres le symbole de l'âme chrétienne. Planciade Fulgence fait de V Enéide une allégorie de la vie humaine, et un peu partout on fait de Virgile un prophète\ Mais, si l'on trouve chez lui de telles intentions, quel répertoire plus riche encore que l'œuvre d'Ovide, où les histoires abondent, qui, mystérieuses, se prêtent à toutes les interprétations et souvent aux plus ingénieuses. Ainsi ce même Planciade Fulgence ne manque-t-il point de les y découvrir. Il compose trois livres d'histoires mythologiques, où, sous les ornements brillants des fictions, il retrouve les sens les plus subtils et les plus moraux.

A son exemple un nommé Joannes compose en distiques latins un poème où il interprète à son tour les JHétaniorphoscs\ Narcisse est l'enfant que trompe la gloire du monde. Cerbère est la terre qui dévore les

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