‹ OvideChapitre 142 sur 154 · Voir PlERl, op. cit., page · texte numérisé non relu

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(lu vrai et du l)caii, du viai (|ui est beau, cjui ne peut manquer de l'être, sous les plus beaux cieux, dans la clarté méditerranéenne, la science de l'amour et celle des belles légendes dont l'humanité gréco-latine a orné la vie des héros et des dieux?...

Aussi le voyons-nous cité fréquemment par Bernard de Ventadour, Arnaut de Mareuil, Guillem de Capestang, Gaucelm Faidit, Guiraut Riquier, Rigaud de Barbezieux, et bien d'autres, qui, k son exemple, considèrent l'amour tantôt comme une maladie, tantôt comme un service militaire, tantôt comme une science, tantôt comme un art'.

Cet art subtil nous achemine vers celui de Pétrarque, vers le Triomphe d'amour, vers celui de Dante, et les raffinements symboliques de la Viia nuoi^a. Dante ! Mais s'il prend Virgile comme guide à travers l'enfer et le purgatoire, voici que, dès son entrée dans Fenfer, il aperçoit Homère suivi d'Horace, d'Ovide etdeLucain... Il place donc Ovide au nombre, très restreint, de ceux qui sont dignes de faire escorte au prince des poètes, et, par la suite de sa Dl^me Comédley il rappelle par allusions l'histoire de Démophoon et de Phyllis, celle d'Éole et d'Hercule, celle de Léandre etd'Héro'^ L'exilé de Florence pouvait saluer l'exilé de Rome. Lui aussi pouvait dire « combien de sel amer contient le pain d'au- \ trui ». C'était obéir du reste à l'opinion du temps, à celle de son maître Brunetto Latini qui grossit son « Tré-

1. Voir Wilibald Schrœtter, OAd und die Troubadours, Halle, 1908.

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