‹ OvideChapitre 19 sur 154 · UN KNFANT PR0I)IC;K · texte numérisé non relu

UN KNFANT PR0I)IC;K

cides, altcrmitive entre la mort et le mariage offert aux filles violées, remèdes contre la peste, incestes des mères avec leurs fils... a-t-on jamais vu cela sur le Forum*? »

Ce tour, éminemment romanesque, que la déclamation avait pris à mesure que mourait sous T Empire la vraie éloquence du Forum déjà silencieux, peut-être n'était-il point aussi définitif au temps où Ovide était un brillant élève de ces écoles de rhétorique, mais eût-il été aussi romanesque, Ovide n'en eût point souffert, — bien au contraire.

Il se plonge avec une délectation toute particulière dans ces exercices scolaires et romanesques. Pour y exceller, il était, comme on dit, à bonne école, ayant pour maître les rhéteurs célèbres qui s'appelaient M. Porcius Latro et Arellius Fuscus, l'un. Espagnol, compatriote des Sénèque, natif de Cordoue, l'autre Asiatique et surtout helléniste. Ainsi se combinaient pour achever de faire d'Ovide ce poète méditerranéen, italien, que j'espère montrer qu'il a été, l'influence de l'Espagne romanisée et celle de l'Asie hellénisée.

Maître bizarre que ce Porcius Latro, s'il faut en croire Sénèque le Rhéteur, son collègue et son compatriote. Dès l'école, il se révèle maître ; au milieu de la classe, il se lève, il impose silence à son maître Marullus, il dicte à sa place un corrigé meilleur que celui du rhéteur. Vigoureux, d'une voix puissante, il brise sa voix

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