‹ OvideChapitre 21 sur 154 · Pline, Hlôt. naturelle, XX, lvii · texte numérisé non relu

Pline, Hlôt. naturelle, XX, lvii

Loutaud, sur la iin du xvir'' siècle, la parodie en vers burlesques. Qu'cût-ce él6 si le chevalier de Loutaud avait entendu hurler Porcius lui-même? A coup sûr il eût bien ri, et davantage encore, s'il avait vu ce Porcius, oblige de plaider à Cordoue pour un de ses parents, débuter par un solécisme, et son éloquence, arrachée à Tombre de l'école, fondre à la grande lumière du Forum "...

Ce bizarre génie ne fut point heureusement le seul maître du jeune poète, qui ajoutait à son enseignement celui d'Arellius Fuscus. Arellius Fuscus, imbu d'hellénisme asiatique, s'était pourtant acclimaté à Rome de façon à faire de Virgile, encore vivant, le dieu qu'il citait sans cesse à ses élèves. De plus, il ne se contentait point de déclamer devant ses disciples ; il les faisait déclamer eux-mêmes. Sénèque nous a conservé un fragment d'une déclamation d'Ovide dans la classe d'Arellius Fuscus. Il s'agissait de plaider une cause assez bizarre : deux époux ayant juré de ne pas se survivre l'un à l'autre, pour éprouver sa femme, le mari, au cours d'un voyage, lui fait annoncer sa mort. La femme essaie de se tuer, n'y parvient pas, guérit de ses blessures; le mari revient, bien portant ; son beau-père, furieux du mauvais tour, ordonne à sa fille de divorcer ; elle refuse, aimant toujours son mari; le père la renie. Ovide devait défendre le mari contre le père. C'était déjà préluder aux subtilités psychologiques des Amours et de V Art d'aimer. C'était préluder aussi à d'autres accents, car on trouvait

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