Voir La Ville de Mirmont, op, cit., p. 167 sqq
à la fin de cette déclamation ces paroles que l'avenir devait rendre prophétiques :
« Je quitterai ma patrie, je m'enfuirai, j'irai en exil. Autant que je le pourrai, j'appliquerai à supporter mes regrets ce misérable, ce cruel remède, la patience ! »
A Tomes, plus tard aux rives tristes du Pont, Ovide se rappela-t-il mélancoliquement ces phrases d'écolier? En tout cas, il était bien loin alors de soupçonner sa destinée future. Élève excellent, jeune prodige, sa renommée s'établissait dès l'école ; les rhéteurs, attendris et fiers d'un tel disciple, devaient conserver le souvenir de ses « déclamations » ; eux qui en avaient tant composé et tant entendu, il les avait étonnés euxmêmes.